Soutien à Orange Mali : pourquoi le boycott n’est pas la solution

Soutien à Orange Mali : pourquoi le boycott n’est pas la solution. © OM

Face à l’appel au boycott d’Orange Mali qui circule ces derniers jours, je souhaite exprimer mon point de vue en tant que consommateur de longue date. Je comprends que certains veuillent faire entendre leurs préoccupations, mais mon expérience personnelle avec cet opérateur m’amène à défendre une position différente, fondée sur les faits et sur l’impact réel d’Orange dans notre quotidien.

Un acteur qui a transformé le quotidien des Maliens

Orange a profondément démocratisé l’accès au téléphone, à l’internet et aux services financiers digitaux. Grâce à Orange Money, des démarches qui prenaient autrefois des jours, parfois des mois, se règlent aujourd’hui en quelques secondes. Cette évolution n’est pas abstraite, elle a simplifié la vie de millions de personnes et permis une fluidité économique inédite.

En tant qu’utilisateur de première heure, j’ai toujours bénéficié d’une connexion fiable et d’un service client réactif. Ce point mérite d’être souligné. Dans un pays confronté à une crise énergétique sévère et à des attaques terroristes visant les infrastructures, maintenir un réseau opérationnel relève de la performance. Malgré ces défis, Orange continue d’assurer la continuité du service, preuve d’un engagement réel envers ses clients.

Un pilier économique, social et culturel qu’il faut renforcer plutôt que fragiliser

Au-delà du numérique, Orange joue un rôle structurant dans le développement du pays. L’entreprise est le premier sponsor du football malien, finance le premier service des urgences sur la rive gauche, soutient la culture, investit dans un siège de 30 milliards et figure parmi les plus grands contributeurs fiscaux du Mali. Ces engagements montrent qu’Orange n’est pas un simple opérateur : c’est un acteur économique, social et culturel majeur.

L’innovation fait également partie de son identité. Orange investit dans des technologies nouvelles, adapte ses offres et élargit ses services. Aujourd’hui, il est possible de suivre la Coupe du monde via Orange Money, et de nombreux Maliens utilisent l’IPTV grâce à l’écosystème numérique développé par l’entreprise.

Dans ce contexte, appeler au boycott me semble une réponse contre-productive. Cela reviendrait à fragiliser un pilier du numérique, à menacer des milliers d’emplois et à ralentir des services essentiels dont nous dépendons tous. Plutôt que de rompre le dialogue, il serait plus constructif d’encourager une discussion ouverte entre les consommateurs et l’entreprise. Orange a toujours montré sa volonté de communiquer sur ses défis et ses solutions ; profitons-en pour faire avancer les choses ensemble.

Mon intention n’est pas de nier les frustrations de certains, mais d’inviter chacun à prendre du recul. Le Mali a besoin d’entreprises solides, engagées et capables d’investir massivement. Orange en fait partie. J’espère que ce point de vue contribuera à un débat plus apaisé, plus informé et plus constructif, et encouragera chacun à adopter une attitude responsable et tournée vers l’avenir.

Issa Coulibaly

Consommateur de longue date et observateur du secteur télécom au Mali

Auteur/Autrice

Également :

Autres articles