Des milliers de migrants en provenance du Maroc ont continué d’arriver à Ceuta dans la nuit du 30 au 31 juillet. En visite sur place, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé une « attaque » contre l’intégrité territoriale de l’Espagne et annoncé le déploiement de soldats, de plongeurs, de drones et de moyens maritimes pour sécuriser l’enclave.
Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a indiqué que près de 50 000 personnes avaient franchi la frontière en 24 heures et que les migrants en situation irrégulière seraient renvoyés vers le Maroc « dès que possible ». Au moins 18 personnes sont mortes par noyade, tandis que les centres d’accueil de Ceuta sont saturés.
Cette crise, la plus importante depuis 2021, suscite des réactions en Europe. La France a renforcé les contrôles à la frontière espagnole, la Commission européenne a qualifié la situation d’« inacceptable », tandis que l’Italie et la Finlande ont appelé à des mesures exceptionnelles concernant l’espace Schengen.
Selon le gouvernement espagnol, cette vague migratoire aurait été favorisée par une récente décision de justice limitant les renvois immédiats des migrants interceptés en mer. Les tensions diplomatiques entre l’Espagne et le Maroc, notamment autour du dossier du Sahara occidental, pourraient également avoir contribué à cette crise.



