Le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce au cœur des priorités gouvernementales en matière d’anticipation des risques

Le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce au cœur des priorités gouvernementales en matière d’anticipation des risques. © Primature

Le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi 17 septembre, la 6e session du Conseil d’orientation et de suivi (COS) du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP). La rencontre a permis d’examiner le bilan des activités de la structure, l’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente session et les perspectives pour renforcer son efficacité dans la prévention et la gestion des risques au Mali.

Un bilan des activités et des recommandations à examiner

La 6e session du Conseil d’orientation et de suivi du CNAP s’est tenue autour de plusieurs points inscrits à l’ordre du jour. Les participants ont notamment examiné l’état d’exécution des résolutions issues de la 5e session du COS, tenue en 2025, ainsi que le rapport d’activités 2025 du Centre.

Les travaux ont également porté sur les réalisations du CNAP par thématique, le rapport annuel de performance 2025 et le projet annuel de performance 2026. Le contrat annuel de performance 2026 du Centre ainsi que le projet de résolutions de la présente session figuraient également parmi les dossiers soumis à l’examen des participants.

Cette rencontre a ainsi offert l’occasion de dresser un bilan des actions engagées depuis le précédent Conseil et d’identifier les difficultés susceptibles d’entraver le bon fonctionnement du CNAP.

Renforcer les capacités du CNAP

À l’issue des échanges, le Directeur général du CNAP, le Colonel-major Oumar Niguizié Coulibaly, a reçu des orientations portant notamment sur la préparation du plan d’action 2027-2029 de la structure.

Le renforcement de l’appui budgétaire accordé au CNAP a également été évoqué. Cet accompagnement doit notamment permettre de prendre en charge les réunions des plateformes thématiques et de renforcer la formation des points focaux, acteurs essentiels du dispositif d’alerte précoce et de réponse aux risques.

Pour le Premier ministre, ces mesures doivent contribuer à consolider les capacités opérationnelles du Centre et à améliorer son rôle dans l’appui à la prise de décision publique.

Un contexte géopolitique particulier

Dans son intervention, le chef du gouvernement a souligné que la tenue de cette 6e session intervient dans un contexte géopolitique particulier. Il a notamment évoqué les menaces qui, selon lui, pèsent sur le processus d’émergence d’un Mali souverain et prospère.

Le Premier ministre a appelé les participants à tenir compte de cet environnement dans l’analyse des risques et dans la formulation des réponses appropriées. Il a, dans ce cadre, invité les responsables et participants à procéder à un diagnostic complet des questions liées à la vie et au fonctionnement du CNAP.

Cette démarche doit permettre, selon les orientations données, de dégager des résolutions fortes et adaptées aux défis auxquels le Centre est appelé à répondre.

Une structure d’aide à la décision

Le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques constitue un outil destiné à renforcer la capacité de l’État à anticiper et à gérer les menaces susceptibles d’affecter la bonne gouvernance, la sécurité et la paix au Mali.

Sa mission consiste notamment à recueillir et analyser les informations et données relatives aux risques et menaces, à en informer le gouvernement, à proposer des réponses adaptées et à suivre leur mise en œuvre. Le CNAP peut également, lorsque cela est nécessaire, contribuer à la coordination des réponses arrêtées par le Gouvernement ainsi que de celles portées par des organisations internationales.

 

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