À l’issue de ses différentes activités menées dans le cadre du projet « N’Guelekan », l’implication des jeunes et femmes dans la gouvernance locale, l’Association « Des Voix pour le Mali » a officiellement remis le document assorti de plaidoyer aux maires des communes 1 et 3, courant la semaine. Ce projet a été soutenu par l’ambassade de Canada au Mali, à travers son Fonds d’initiatives locales – FCIL.
Ce document stratégique, fruit d’un atelier de plaidoyer réunissant acteurs communautaires, leaders associatifs et parties prenantes, a été remis aux responsables des différentes associations ainsi qu’aux élus locaux.
L’objectif de cette démarche est : « de permettre aux associations de poursuivre l’initiative engagée et assurer le suivi des recommandations issues des travaux. Plusieurs points essentiels ont émergé lors de l’atelier, mettant en lumière des préoccupations majeures ainsi que des pistes d’actions concrètes en faveur du développement local », a réagi Kalifa Diakité, un responsable de l’association.
En confiant officiellement ce document aux autorités communales et aux leaders associatifs, les initiateurs du projet entendent renforcer l’appropriation locale et garantir la continuité des actions entreprises.
Un plaidoyer pour renforcer la participation des jeunes et des femmes dans les Communes 1 et 3
À Bamako, l’Association Des Voix Pour le Mali lance un appel fort en faveur d’une gouvernance locale plus inclusive dans les Communes 1 et 3 du District. À travers un document de plaidoyer élaboré dans le cadre du projet N’Guelekan, l’organisation plaide pour une participation accrue des jeunes et des femmes aux décisions communales.
Une participation encore trop faible
Malgré un cadre juridique favorable à la décentralisation et à la participation citoyenne, la réalité reste contrastée. L’observation des sessions budgétaires dans les deux communes révèle une faible présence des jeunes et des femmes dans les espaces de décision.
Pourtant, ces catégories représentent une large part de la population et jouent un rôle central dans la vie économique et sociale. Leur sous-représentation s’explique par des obstacles socio-culturels, un manque d’information, mais aussi une crise de confiance entre citoyens et élus locaux.
Le document de plaidoyer met, par ailleurs, l’accent sur la nécessité de renforcer la transparence et la reddition de comptes. Parmi les recommandations formulées figurent : « une meilleure communication autour des sessions communales ; l’ouverture effective des réunions au public; l’instauration de budgets participatifs; l’organisation de journées semestrielles de redevabilité ; la publication en ligne des délibérations et des comptes administratifs. »
L’objectif affiché est de permettre aux citoyens, notamment aux jeunes et aux femmes, d’exercer un contrôle sur la gestion des ressources publiques.
L’approche proposée par le document de plaidoyers repose sur l’organisation régulière de rencontres participatives : forums des jeunes et des femmes, cadres de concertation multi-acteurs, réunions publiques entre mairies et populations, ainsi que des séances de restitution.
Ces espaces visent à favoriser l’expression des besoins locaux, améliorer la concertation et renforcer la cohésion sociale.
Mohamed Camara


