Face aux défis sécuritaires, les autorités de la Transition réaffirment la priorité absolue donnée à l’éducation
La question des écoles fermées dans certaines zones du Mali suscite de nombreux débats. Pourtant, les faits montrent que cette problématique est aujourd’hui pleinement prise en compte par les autorités de la Transition. Selon plusieurs organisations internationales, dont l’UNICEF et l’OCHA, des centaines d’établissements avaient déjà cessé de fonctionner avant 2020 en raison de l’insécurité croissante dans le centre et le nord du pays. Cette réalité, héritée d’années de crise, demeure un défi majeur, mais elle fait désormais l’objet d’une attention prioritaire.
Le gouvernement de la Transition, sous la direction du président de la Transition, le Général Assimi Goïta, et avec l’implication directe du ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, affirme placer l’éducation au cœur de ses préoccupations. Plusieurs déclarations publiques soulignent que la préservation de l’école malienne est considérée comme un pilier essentiel de la reconstruction nationale. L’importance accordée à la souveraineté territoriale, sécuritaire, économique et alimentaire s’accompagne d’une conviction pour les dirigeants actuels du Mali : aucune de ces ambitions ne peut être atteinte sans une jeunesse instruite, consciente et capable de porter l’avenir du pays.
Entre sécurité et éducation, un équilibre à construire
Certains acteurs tentent d’instrumentaliser la fermeture temporaire des écoles dans des zones encore en cours de sécurisation par les Forces armées maliennes (FAMa). Pourtant, les données disponibles montrent que la situation actuelle, bien que difficile, est en amélioration progressive par rapport aux années précédentes. Les fermetures ne sont pas le résultat d’un désintérêt, mais d’une volonté de protéger les élèves et les enseignants dans des zones où les risques demeurent élevés. Les autorités rappellent régulièrement qu’aucune salle de classe ne doit devenir un lieu de danger.
Dans plusieurs localités, des efforts concrets ont été engagés. Augmentation du nombre d’enseignants en poste dans les zones stabilisées, réouverture progressive d’écoles après sécurisation, appui logistique, distribution de matériel pédagogique et collaboration avec les communautés locales pour encourager le retour des élèves. Des initiatives soutenues par des partenaires internationaux confirment également cette dynamique de reconstruction éducative.
Le gouvernement affirme travailler étape par étape, avec lucidité et détermination. Les réflexions se poursuivent pour renforcer les dispositifs existants, accélérer les réouvertures et garantir une éducation de qualité à tous les enfants maliens, même dans les zones les plus vulnérables.
La situation n’est certes pas parfaite, mais elle évolue dans le sens d’un engagement clair et fort : celui de faire de l’école une priorité nationale et un levier indispensable pour l’avenir du Mali.
Manda CISSE



