Festival BAM 2026 : à Siby, la danse ouvre un espace d’expression et d’espoir pour la jeunesse

Festival BAM 2026 : à Siby, la danse ouvre un espace d’expression et d’espoir pour la jeunesse. © M. Camara

Les premiers pas de danse ont résonné, ce jeudi, au Centre « Copier Coller » de Siby, marquant le lancement de la troisième édition du Festival BAM (Beaux-Arts du Mali). Pendant quatre jours, jusqu’au 19 juillet, danse contemporaine, performances, musique, arts visuels et rencontres artistiques rythmeront la vie de cette localité située à une cinquantaine de kilomètres de Bamako.

Devant un parterre de journalistes, d’artistes et d’amoureux de la culture, le danseur professionnel Tidiane N’Diaye a rappelé la vocation première de cette initiative.

« L’objectif du festival est d’encourager les jeunes talents de la danse et de faire découvrir aux jeunes de Siby la danse comme un art et un métier », a-t-il déclaré.

Selon lui, le Festival BAM est né en 2018 et poursuit depuis une ambition de décentralisation culturelle. « C’est un festival nomade. Nous en sommes à la troisième édition au Mali, mais d’autres éditions se sont également tenues en France et en Suisse », a expliqué Tidiane N’Diaye.

Au-delà des spectacles, BAM entend démontrer que la danse constitue un véritable outil d’expression artistique, de transmission et d’insertion professionnelle pour la jeunesse.

Les organisateurs ont également insisté sur le contexte particulier dans lequel se tient cette édition.

« Cette année est très particulière, compte tenu de la réalité que nous connaissons tous. Toutefois, il fallait tenir cette promesse pour faire vivre l’art, et la danse évoquera plusieurs thématiques sociales », ont-ils indiqué.

Par ailleurs, le représentant du chef de village de Siby a, pour sa part, transmis les assurances de la chefferie ainsi que ses remerciements aux organisateurs pour l’organisation d’un tel événement dans la localité. « C’est aussi une manière de faire voyager notre cité à travers le monde. Nous vous souhaitons la bienvenue. »

Une programmation riche sur quatre jours

Le coup d’envoi a été donné ce jeudi 16 juillet avec Taama, une création de Daouda Keïta et Tidiani N’Diaye, interprétée par Youssouf Diarra et Hamidou Mariko, suivie de Haut en couleurs, une pièce chorégraphique de Daouda Keïta. La soirée s’achèvera par un concert d’Issa Sanogo.

Le vendredi 17 juillet, le public découvrira les solos Mille et sans voix d’Assetou Doumbia et Au cœur d’Adiara Traoré, avant le duo Mystère entre la femme et l’homme, interprété par Antoine Rolland Rached et Fanta Cissé.

Le samedi 18 juillet sera consacré à plusieurs performances, notamment D’une rue à Bamako de Lassina Koné, Dougagnaga de Monibro Konaté, dit Van, et Makon (Le Silence) de Yacouba Diarra.

La clôture, prévue le dimanche 19 juillet, mettra en lumière les jeunes danseurs de Siby avec une restitution de leur travail, suivie de la pièce Mer Plastique de Tidiani N’Diaye, avant un concert du groupe Moh Gang.

En parallèle des spectacles, le festival propose des rencontres et des discussions quotidiennes autour des œuvres présentées, offrant un espace d’échanges entre artistes, professionnels et public. Une création in situ sera également réalisée durant toute la durée du festival par le collectif Sanou Art, qui peindra une fresque en direct.

En réunissant des artistes confirmés, de jeunes créateurs et les habitants de Siby, le Festival BAM confirme sa volonté de rapprocher les arts contemporains des territoires, tout en faisant de la danse un puissant levier d’éducation, de dialogue social et d’épanouissement pour les nouvelles générations.

Mohamed Camara

 

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