À l’occasion de la commémoration des cinq années de gouvernance du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, et celui de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, ont présenté, lundi 13 juillet au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les principales réalisations de leurs départements respectifs. Organisée sous la forme d’un échange citoyen, la rencontre a également permis aux participants d’interpeller les deux membres du gouvernement sur les enjeux sécuritaires et les perspectives à venir.
La salle Balla Moussa Keïta du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, ce lundi, à un échange citoyen réunissant le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine.
Cette rencontre, organisée dans le cadre de la célébration des cinq années d’exercice du pouvoir par le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, a rassemblé un public diversifié composé notamment des représentants des légitimités traditionnelles, du Réseau des Communicateurs Traditionnels (RECOTRADE), de l’Association des anciens combattants, militaires retraités, veuves et victimes de guerre, ainsi que du Conseil national de la jeunesse.
Dans une démarche de proximité et de redevabilité, les deux ministres ont successivement présenté les acquis majeurs de leurs départements avant de résumer leurs interventions en langue nationale bamanankan, afin de permettre une meilleure compréhension par l’ensemble des participants.
Des investissements structurants au profit des Forces de défense
Premier à prendre la parole, le général Diarra a dressé un panorama des principales réalisations enregistrées au sein du secteur de la Défense. Il a notamment évoqué la construction de l’Hôpital d’instruction des Armées de Banankoro, des camps militaires de Dioïla et de Konobougou, ainsi que des hôpitaux de niveau 2 à Sévaré et Gao.
Le ministre a également cité la réalisation des 1 000 logements de Kati destinés aux Forces armées, l’édification du Mémorial des Armées, l’acquisition de nouveaux vecteurs aériens, la création de l’École de Guerre et les efforts continus visant à améliorer les conditions de vie et de travail des Forces de défense.
La Sécurité mise sur les infrastructures, les équipements et les ressources humaines
Présentant le bilan de son département, le général Mohammedine a souligné que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a réalisé, en cinq ans, 131 infrastructures au profit de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de la Garde nationale et de la Protection civile.
À ces réalisations s’ajoutent plusieurs programmes de réhabilitation touchant notamment l’École nationale de Police, la Direction générale de la Police nationale, les Groupements mobiles de sécurité, les postes de sécurité ainsi que diverses installations de la Protection civile.
Le ministre a également mis en avant le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de sécurité à travers l’acquisition de matériels de maintien de l’ordre, d’armes individuelles et collectives, de munitions, d’effets d’habillement, d’équipements de protection ainsi que de nombreux moyens roulants, dont des véhicules d’intervention, ambulances, camions de transport de troupes, motos de patrouille et matériels spécialisés de secours et de lutte contre les incendies.
Plus de 15 000 recrutements en cinq ans
Sur le plan des ressources humaines, le département de la Sécurité a enregistré le recrutement de plus de 15 000 agents pour la Police nationale et la Protection civile. En parallèle, 3 000 jeunes poursuivent actuellement leur formation dans différents centres spécialisés.
Le renforcement des capacités a également constitué un axe majeur des réformes. La militarisation de la Police nationale et de la Protection civile a permis d’intensifier les formations militaires, la qualification des Officiers de Police judiciaire et plusieurs formations spécialisées menées en partenariat avec des pays amis. L’opérationnalisation de l’École d’État-major des Forces de sécurité a, quant à elle, permis la formation de 94 stagiaires.
Des réformes institutionnelles et des documents d’identité sécurisés
Le ministre Daoud Aly Mohammedine est également revenu sur les avancées législatives et institutionnelles, notamment l’adoption de la loi du 27 octobre 2022 portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile, ainsi que les textes ayant conduit à la création des Directions générales de la Police nationale et de la Protection civile.
Par ailleurs, il a mis en avant la mise en circulation de nouveaux documents hautement sécurisés, conformes aux standards internationaux, à savoir le e-passeport AES et la Carte nationale d’identité biométrique AES.
Abordant la coopération sécuritaire, le ministre a rappelé que le Mali privilégie désormais le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en demeurant ouvert aux partenariats fondés sur le respect mutuel et de la souveraineté nationale.
Des échanges marqués par un large soutien populaire
La séance de questions-réponses s’est déroulée dans un climat serein. Loin des interrogations polémiques que certains pouvaient anticiper, les interventions du public ont essentiellement pris la forme de témoignages et de messages de soutien aux Forces armées et de sécurité.
Les préoccupations exprimées ont principalement porté sur l’état d’avancement des nouveaux camps militaires, les modalités de recrutement au sein des Forces de défense et de sécurité, la contribution de la jeunesse à l’effort national de sécurité, les logements sociaux destinés aux militaires ainsi que le rôle des citoyens dans la remontée des renseignements aux autorités compétentes.
Les deux ministres ont apporté des réponses aux différentes préoccupations soulevées, tout en réaffirmant leur engagement à poursuivre les efforts engagés.



