Plus de 3 000 parcelles auraient été attribuées dans la zone aéroportuaire, un domaine relevant du patrimoine des Aéroports du Mali. L’ancien maire du District de Bamako, Adama Sangaré, et au moins sept autres co-inculpés sont convoqués à la barre ce lundi 12 octobre. Poursuivis pour « détournement de deniers publics » et « faux et usage de faux ».
L’affaire des parcelles de la zone aéroportuaire revient devant la justice ce lundi 12 octobre avec la comparution attendue d’Adama Sangaré, ancien maire du District de Bamako, et d’au moins sept autres co-inculpés. Au cœur du dossier : l’attribution de plus de 3 000 parcelles dans un espace présenté comme relevant du domaine des Aéroports du Mali.
Les poursuites engagées contre les accusés portent notamment sur des faits présumés de « détournement de deniers publics » et de « faux et usage de faux ». Des qualifications pénales qui placent cette affaire au centre des préoccupations liées à la gestion du foncier et à la préservation du patrimoine public.
Les circonstances précises dans lesquelles les parcelles auraient été attribuées, les responsabilités individuelles des personnes poursuivies ainsi que les éventuelles conséquences financières de ces opérations constituent des éléments essentiels pour apprécier la portée du dossier judiciaire.
Les mis en cause contestent les accusations
Face aux accusations, Adama Sangaré et ses co-inculpés clament leur innocence. Leur comparution doit permettre à la juridiction saisie d’examiner les faits qui leur sont reprochés, les éléments versés au dossier et les arguments présentés par les différentes parties.
Dans cette affaire, la distinction entre les accusations formulées par les autorités judiciaires et les responsabilités qui pourraient être établies à l’issue de la procédure demeure essentielle. Les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’elles n’ont pas été définitivement condamnées.
Un dossier sensible autour du foncier public
Au-delà des personnes mises en cause, cette affaire soulève des questions sur les conditions d’attribution des parcelles dans la zone aéroportuaire et sur les mécanismes de contrôle destinés à protéger le domaine public.


