En visite officielle de deux jours au Mali, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a été reçu en audience, lundi 13 juillet, par le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta. Les échanges ont porté sur les défis sécuritaires au Sahel, les relations entre le Mali et l’Union africaine, ainsi que les perspectives de renforcement de la coopération au service de la paix, de la stabilité et de l’intégration régionale.
Le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, a reçu en audience, ce lundi 13 juillet, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, en visite officielle de deux jours au Mali.
Cette rencontre de haut niveau s’est tenue en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, de proches collaborateurs du Chef de l’État, du Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel et Chef de la MISAHEL, le Dr Mamadou Tangara, ainsi que des membres de la délégation de l’Union africaine.
Inscrite dans le cadre d’une tournée au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), cette première visite officielle de Mahmoud Ali Youssouf au Mali depuis son entrée en fonction traduit la volonté de consolider le dialogue entre Bamako et l’organisation continentale. Elle intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants au Sahel et les enjeux liés à la paix, à la stabilité et à l’intégration régionale.
Au cours des échanges, les deux parties ont abordé la situation sécuritaire au Mali et dans l’espace sahélien, la lutte contre le terrorisme, les perspectives de consolidation de la paix, ainsi que les relations entre le Mali et l’Union africaine. Les discussions ont également porté sur les réformes institutionnelles engagées par les autorités de la Transition et les mécanismes de coopération susceptibles d’accompagner les efforts nationaux.
À l’issue de l’audience, le Président de la Commission de l’Union africaine a salué des échanges qu’il a qualifiés de « francs, approfondis et constructifs ». Il a exprimé la solidarité de l’Union africaine envers le Mali à la suite des récentes attaques terroristes ayant endeuillé le pays, tout en condamnant avec la plus grande fermeté le terrorisme sous toutes ses formes.
Rendant hommage au courage des Forces armées maliennes (FAMa) ainsi qu’à la résilience du peuple malien, Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé la disponibilité de la Commission de l’Union africaine à accompagner les efforts des autorités de la Transition en faveur d’un retour durable à la paix, à la stabilité et au développement, dans le respect de la souveraineté du Mali et des choix exprimés par son peuple.
Le Président de la Commission a également souligné la volonté de l’Union africaine d’insuffler une nouvelle dynamique à sa coopération avec le Mali, tout en rappelant l’attachement de l’organisation aux principes consacrés par son Acte constitutif, notamment en matière de retour à l’ordre constitutionnel. Il a toutefois insisté sur le fait que cette position ne remet pas en cause les liens historiques entre le Mali et l’Union africaine, ni la poursuite de la coopération dans les domaines économique, social, humanitaire, sanitaire et du développement.
Évoquant les enjeux régionaux, Mahmoud Ali Youssouf a reconnu l’émergence de la Confédération des États du Sahel comme une réalité du paysage politique régional. Il a plaidé pour le renforcement du dialogue, du bon voisinage et de la coopération entre les États de la sous-région, estimant que la lutte contre le terrorisme constitue un défi continental nécessitant une réponse collective.
Cette visite officielle témoigne de la volonté commune des autorités maliennes de la Transition et de la Commission de l’Union africaine de maintenir un dialogue ouvert et constructif, fondé sur le respect mutuel, la recherche de solutions africaines aux défis du continent et la promotion d’une paix durable, de la stabilité et de l’intégration régionale.



