Tensions diplomatiques : Bamako proteste contre les agissements d’un journaliste de la chaine saoudienne « Al Arabiya »

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. © MAECI

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a exprimé sa vive désapprobation auprès des autorités saoudiennes après l’entrée jugée illégale sur le territoire malien d’un correspondant des chaînes Al Arabiya et Al Hadath. Bamako accuse le journaliste d’avoir agi en complicité avec des groupes terroristes et dénonce la diffusion d’informations considérées comme mensongères visant à discréditer les Forces de Défense et de Sécurité du Mali.

Dans un communiqué officiel en date du samedi 16 mai, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a indiqué avoir saisi les autorités du Royaume d’Arabie Saoudite à la suite de l’entrée sur le territoire national de Ibrahim Moustapha, correspondant de la télévision d’État Al Arabiya et de sa chaîne affiliée Al Hadath.

Selon les autorités maliennes, cette présence sur le sol malien se serait effectuée « en violation flagrante de la souveraineté du Mali » et en « complicité avec des groupes terroristes ». Le département en charge de la diplomatie a également rejeté avec fermeté les informations publiées par le journaliste, les qualifiant de « mensongères » et « dénuées de tout fondement ».

Le gouvernement estime que ces publications avaient pour objectif de porter atteinte à l’image et à la crédibilité des Forces de Défense et de Sécurité du Mali, engagées dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire national.

Le communiqué souligne par ailleurs que ces agissements constituent un grave manquement aux règles d’éthique et de déontologie journalistique. Bamako a attiré l’attention des autorités saoudiennes sur le fait que de telles pratiques, attribuées à des médias basés en Arabie Saoudite, pays qualifié de « frère et ami historique du Mali », risquent de porter préjudice aux relations bilatérales entre les deux États.

Face à ce que les autorités maliennes considèrent comme des « comportements malveillants », le ministère des Affaires étrangères a rappelé que de telles actions sont passibles de sanctions conformément aux lois et règlements en vigueur au Mali.

Le gouvernement malien a enfin réaffirmé sa position de fermeté concernant la défense de sa souveraineté nationale, précisant qu’« aucune action d’un pays qui violerait la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’unité du Mali ne sera tolérable ».

 

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