La 5e édition de la Semaine Nationale de la Réconciliation (SENARE) a été officiellement lancée ce mardi 15 septembre. Placée sous le thème « Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région », cette édition met l’accent sur le rôle de l’éducation, de la culture et de l’engagement communautaire dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Mali.
« La paix ne se gagne pas uniquement sur le terrain de la sécurité. Elle se construit aussi dans les écoles, dans les familles, dans les communautés, mais aussi et surtout dans les esprits. » C’est autour de cette conviction exprimée par le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, que s’inscrit la 5e édition de la Semaine Nationale de la Réconciliation.
Prévue du 15 au 21 septembre, cette semaine sera rythmée par une série d’activités destinées à favoriser le dialogue et le rapprochement entre les communautés. Dialogues citoyens, activités culturelles et sportives, initiatives éducatives, actions de solidarité et projets communautaires figurent notamment au programme.
À travers ces différentes initiatives, les organisateurs entendent favoriser le dialogue de proximité et encourager les communautés à privilégier l’écoute, le pardon et la recherche de solutions communes. Une démarche qui fait écho à l’expression populaire « laver le linge sale en famille », retenue comme une illustration de la volonté de régler les différends dans un esprit de responsabilité et de solidarité.
Éducation, culture et réconciliation, trois piliers
Le thème de cette édition met en relation trois dimensions considérées comme essentielles à la construction d’une citoyenneté consciente et responsable : l’éducation, la culture et la réconciliation.
L’éducation contribue à transmettre les valeurs civiques et sociales aux jeunes générations. La culture, quant à elle, constitue un vecteur de dialogue et de rapprochement entre les différentes composantes de la société. La réconciliation vient renforcer cette dynamique en créant les conditions d’une coexistence fondée sur la compréhension mutuelle et la cohésion.
Au-delà de son caractère annuel, la SENARE se veut ainsi un espace de dialogue, de réflexion et de mobilisation en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
Un appel à la responsabilité collective
Au nom du président de la transition, le Premier ministre a appelé les différentes composantes de la société à prendre leur part dans le processus de réconciliation.
Parents, enseignants, autorités religieuses et coutumières, artistes et acteurs culturels, médias et acteurs des réseaux sociaux sont notamment invités à faire preuve de responsabilité et à contribuer au renforcement de la cohésion et du sentiment de citoyenneté.
Le chef du gouvernement a également salué et félicité l’engagement constant du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Ismaël Wagué, dans la conduite des actions en faveur de la réconciliation nationale.
Une mobilisation pour les générations futures
À l’ouverture de cette 5e édition, le Premier ministre s’est dit convaincu que la SENARE 2026 pourrait constituer un nouveau point de départ pour une mobilisation accrue, un dialogue renforcé et une volonté commune de consolider les liens entre les filles et les fils du Mali.
Pour les autorités, la réconciliation nationale dépasse ainsi le cadre d’une politique publique ou d’un rendez-vous institutionnel. Elle s’inscrit dans une démarche collective qui engage les citoyens d’aujourd’hui et les générations à venir.
« La réconciliation nationale n’est pas seulement une exigence du présent, elle est un devoir envers notre histoire et une responsabilité envers les générations futures », a conclu le Premier ministre.



