Mali : Préavis de grève de 120 heures des enseignants privés catholiques à partir lundi prochain

Salle de classe vide. Photo d'illustration. DR

Le syndicat national des travailleurs de l’enseignement privé catholique du diocèse affilié à la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CDTM) décide d’observer une grève de 120 h allant du lundi 26 février au vendredi 1er mars. Ce préavis intervient au terme d’une semaine de grève pour non satisfaction de plusieurs points de leurs revendications.  

Après une cessation de travail de 144 heures des enseignants privés catholiques, c’est un nouveau préavis de grève de 120h qui est sur la table de la direction nationale de l’enseignement privé catholique. Le bureau exécutif national du comité de SYNTEC a décidé le lundi 19 février de faire observer par ses militants une grève de 120 heures allant du lundi 26 février au vendredi 1er mars 2024 si leurs doléances demeurent insatisfaites.

Dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, le secrétaire général du comité syndical, Kalifa Raymond Kamaté revendique, l’ouverture de leurs droits à l’assurance maladie obligatoire (AMO) et le paiement de leurs allocations familiales en retard. Il exige également, le paiement intégral des salaires de janvier 2024 des militants de tous les diocèses et le paiement de la prime d’ancienneté à compter de 2024 ainsi que la révision de l’âge de départ à la retraite en adéquation avec celui de leurs camarades, enseignants catholiques du public.

“Aucun point faisant l’objet des réclamations n’est traité avec satisfaction’’

Les grévistes estiment qu’à ce jour aucun point faisant l’objet de leurs réclamations n’est traité avec satisfaction. Les enseignants grévistes considèrent que les conclusions des procès-verbaux signés par le bureau du SYNTEC et la direction nationale de l’enseignement catholique, le 20 septembre 2023 et le 14 décembre 2023 demeurent insatisfaites. Ils ont déploré, “la fermeture persistante des droits à l’AMO et la lenteur dans la révision de l’âge de départ à la retraite et le piétinement dans la non application de l’article L 270 du Code de Travail en vigueur au Mali’’.

Enfin, les syndicalistes font foi de leur “bon engagement, la ferme volonté de leurs militants malgré les souffrances endurées, à rechercher la qualité et l’atteinte des objectifs de l’enseignement privé catholique’’.

Toutefois, le SYNTEC se dit avoir réservé le droit d’entreprendre d’autres actions en vue d’aboutir à la satisfaction totale des revendications.  

Adama Tembely/ ©️ Malikonews.com

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