Nord du Mali : les humanitaires s’inquiètent

Epave calcinée du bateau Tombouctou, après l'attaque terroriste. DR

Avec l’intensification des affrontements entre armée et groupes extrémistes, le CICR et la Croix-Rouge s’inquiètent.

Le regain de violence dans le nord du Mali inquiète les organisations humanitaires présentes sur le terrain. C’est le cas du CICR et de la Croix rouge malienne qui essaient de répondre au mieux aux besoins humanitaires urgents, notamment dans les villes de Gao, Tombouctou, où les soldats maliens se heurtent aux groupes armés, actifs dans le nord du pays.

Elisabeth Kany est la coordinatrice de la communication du CICR et de la Croix rouge malienne. Elle explique, au micro de la DW, le travail que fait son organisation pour éviter une catastrophe humanitaire dans les zones de combats.

Retranscription de l’interview

Elisabteh Kany : Le CICR est préoccupé par les événements récents dans le nord du Mali et surtout par les conséquences humanitaires qui en découlent. Plus qu’une dégradation de l’environnement sécuritaire et l’accroissement des déplacements de population sont autant de facteurs qui pourraient fragiliser encore les populations les plus vulnérables.

DW : Concrètement, que faites vous actuellement sur place, à Gao, à Tombouctou ou encore à Bourem ?

Elisabeth Kany : Le CICR et la Croix-Rouge malienne sont présents sur le terrain et répondent au mieux aux besoins humanitaires urgents qui découlent de cette situation humanitaire.

DW : Et quels sont ces besoins urgents ?

Par exemple, suite à l’attaque du bateau de Tombouctou, nous avons aidé à la prise en charge de 21 blessés, dont cinq graves évacués à l’hôpital régional de Gao, qui est soutenu depuis de nombreuses années par le CICR. Et depuis le samedi soir (9.09.2023), le CICR et la Croix-Rouge malienne fournissent des repas chauds aux 407 rescapés qui sont toujours présents à Tombouctou. Le CICR a pu délivrer une assistance alimentaire composée de nourriture, mais également d’autres kits d’hygiène et des objets ménagers de base à près de 300 familles.

DW : Des villes comme Tombouctou, Gao ou encore Bourem sont sous tension sécuritaire. Comment votre organisation essaie d’aider les populations civiles ?

Le CICR et la Croix-Rouge malienne sont des organisations qui sont strictement humanitaires et grâce au dialogue, le dialogue bilatéral et confidentiel que le CICR entretient avec toutes les parties au conflit, le CICR parvient à maintenir une présence auprès des personnes qui sont les plus affectées par le conflit, mais aussi dans les zones qui sont difficiles d’accès.

En savoir plus sur https://www.dw.com/fr/nord-mali-humanitaires/a-66806797

Auteur/Autrice

Également :

Autres articles