La Cour suprême du Mali a confirmé, mercredi 5 aout, la condamnation à dix ans de prison ferme de l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, dans le cadre de l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel et d’équipements militaires en 2014. Cette décision met un terme à la procédure judiciaire engagée contre l’ex-ministre devant les juridictions nationales.
Ce dossier, considéré comme l’un des plus importants scandales financiers du mandat de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, porte sur des marchés publics attribués sans appel d’offres, en violation des règles de passation des marchés. Les acquisitions controversées avaient suscité de vives critiques au Mali.
À l’époque, cette affaire avait conduit le Fonds monétaire international (FMI) à suspendre temporairement ses décaissements en faveur du Mali, estimant que les procédures de gouvernance et de transparence n’avaient pas été respectées. Cette décision avait eu des répercussions importantes sur les finances publiques du pays et ses relations avec ses partenaires techniques et financiers.
En confirmant le jugement prononcé en première instance, la plus haute juridiction malienne maintient la peine de dix ans d’emprisonnement infligée à Bouaré Fily Sissoko. Cette décision est perçue comme une étape majeure dans le traitement judiciaire d’un dossier qui a profondément marqué la vie politique et institutionnelle du Mali.
À la suite de cet arrêt, les avocats de l’ancienne ministre ont annoncé leur intention de porter l’affaire devant les juridictions internationales, estimant que les droits de leur cliente n’ont pas été pleinement garantis au cours de la procédure.
Cette confirmation de la condamnation intervient dans un contexte où les autorités maliennes affichent leur volonté de renforcer la lutte contre la corruption.



