Gao : une agression sexuelle présumée en réanimation suscite l’indignation

Gao : une agression sexuelle présumée en réanimation suscite l’indignation © DR

Après les faits présumés visant une patiente hospitalisée en réanimation, décédée quelques heures plus tard, le syndicat de l’hôpital régional présente ses excuses. Une enquête est en cours pour établir les circonstances de l’affaire.

L’indignation est vive à Gao. Une patiente hospitalisée en réanimation à l’hôpital régional aurait été victime d’une agression sexuelle avant de décéder quelques heures plus tard. Une affaire troublante qui soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité des patients au sein de l’établissement.

Le 23 octobre 2026, le bureau syndical de l’hôpital est sorti de son silence. Par la voix de son porte-parole, Boubacar Issa Touré, il a présenté ses condoléances à la famille de la défunte et ses excuses à celle-ci ainsi qu’à la population.

Selon le porte-parole, le suspect présumé serait un ancien stagiaire ne faisant pas partie du personnel de l’hôpital. Il serait actuellement en fuite. La gendarmerie a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les faits. Le syndicat affirme être en contact avec la famille et appelle la population à maintenir sa confiance envers le personnel soignant.

À Gao, la colère monte

Près de 48 heures après les faits présumés, plusieurs habitants réclament la vérité et des responsabilités. Pour certains, cette affaire soulève de sérieuses questions sur la surveillance au sein de l’hôpital.

« Seule la négligence peut expliquer que quelqu’un puisse rentrer à l’hôpital et commettre cet acte-là. C’est même impensable », déplore un habitant.

Un autre dénonce la gravité des faits présumés dans un service aussi sensible que la réanimation et appelle l’État à renforcer les mesures de sécurité. D’autres voix expriment un malaise plus profond face à ce qu’elles considèrent comme une succession d’événements préoccupants dans la région.

La vérité attendue

Admise en réanimation après une intervention chirurgicale, la patiente est décédée mercredi dernier, vers 14 heures, quelques heures après l’agression sexuelle présumée.

À ce stade, aucun lien n’a été établi entre les faits rapportés et son décès. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de l’affaire et les éventuelles responsabilités.

À Gao, une attente domine désormais : que la vérité soit établie et que justice soit rendue. Car au-delà de l’émotion, cette affaire ravive une exigence fondamentale : l’hôpital doit rester un lieu de soins et de protection, jamais un espace où la sécurité des patients est mise en doute.

Manda CISSE

Auteur/Autrice

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