Eau potable et assainissement : 3,8 milliards de francs CFA pour assurer un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement à Kayes et Kati

Eau potable et assainissement : 3,8 milliards de francs CFA pour assurer un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement à Kayes et Kati. © Ministère de

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a procédé, ce jeudi 22 janvier, dans les locaux de la Direction nationale de l’Hydraulique, à l’ouverture officielle des travaux de la 3ᵉ session du Comité de pilotage du projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et assainissement résilients au changement climatique et au Covid-19 dans la région de Kayes et le Cercle de Kati.

Ce projet structurant est initié par le gouvernement du Mali, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) à travers la Facilité africaine de l’eau (FAE). Il est financé dans le cadre d’un accord signé le 3 mai 2023, pour un montant global de 5,857 millions d’euros, soit un peu plus de 3,8 milliards de francs CFA.

L’objectif principal du projet est d’assurer un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement, tout en réduisant significativement la vulnérabilité des communautés bénéficiaires face aux effets du changement climatique et aux conséquences socio-économiques de la pandémie de Covid-19.

Le projet met un accent particulier sur la mobilisation des ressources en eau souterraine afin d’améliorer l’approvisionnement en eau potable des populations rurales, déjà fortement touchées par les sécheresses récurrentes, les vagues de chaleur et la raréfaction des eaux de surface. À terme, il bénéficiera directement à plus de 438 700 personnes dans la région de Kayes et le Cercle de Kati, à travers un service d’eau amélioré et durablement géré.

Cependant, depuis la signature de l’accord de financement, la mise en œuvre du projet a été confrontée à d’importantes difficultés, ayant conduit à une révision complète de son contenu et à une réaffectation des activités. Ces contraintes ont fortement impacté le niveau d’exécution financière, avec des taux de décaissement particulièrement faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien.

Ainsi, sur les 18 activités prévues, seules deux ont été entièrement réalisées, tandis que trois sont en cours, laissant apparaître un taux de 72 % d’activités non réalisées à ce stade.

Face à ces constats et compte tenu du fait que le projet entre dans sa dernière année d’exécution, le ministre Boubacar Diané a instruit la prise de mesures urgentes visant à accélérer la réalisation des activités en 2026. Celles-ci portent notamment sur l’obtention rapide des avis de non-objection (ANO), la signature dans les délais des contrats soumis et la mise en œuvre effective des travaux sur le terrain.

La présente session du Comité de pilotage devra ainsi passer en revue les recommandations issues de la session précédente, procéder à la présentation et à la validation du rapport annuel du projet, ainsi qu’à l’examen et à l’adoption du Plan de travail budgétaire annuel (PTBA) 2026. Elle devra également définir les grandes orientations et recommandations stratégiques en vue d’une exécution rapide et efficace des réalisations prévues.

À cette occasion, le ministre Diané a invité les participants à une analyse approfondie des documents, afin de formuler des recommandations pertinentes susceptibles d’accélérer le rythme d’exécution des travaux et de lever les contraintes identifiées, dans le but d’apporter des réponses satisfaisantes aux préoccupations soulevées.

Enfin, le ministre Boubacar Diané a mis à profit cette rencontre pour exprimer la reconnaissance et la gratitude du gouvernement du Mali à l’endroit de la Banque africaine de développement et de la Facilité africaine de l’eau, pour leur appui constant au développement du secteur de l’eau et de l’assainissement au Mali.

 

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