À l’occasion de la présentation du bilan des cinq années de la Transition, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a dressé un état des lieux de l’action diplomatique du Mali. Lors d’une conférence publique animée le mercredi 15 juillet, il a souligné les avancées enregistrées sous l’impulsion du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, mettant en avant une diplomatie recentrée sur les intérêts stratégiques du pays, la diversification des partenariats et le renforcement de la souveraineté nationale.
Dans le cadre du bilan des grandes réalisations des cinq ans de la Transition, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a animé, mercredi 15 juillet, une conférence publique consacrée aux principaux acquis de la diplomatie malienne. Face à un public composé de responsables institutionnels, de diplomates, d’universitaires et de citoyens, il a présenté les orientations et les résultats de la politique étrangère conduite sous l’impulsion du Président de la Transition, le général Assimi Goïta.
Le chef de la diplomatie malienne a reconnu que les résultats diplomatiques sont, par nature, difficiles à mesurer de manière quantitative. Il a toutefois estimé que le changement de paradigme engagé au Mali a profondément redéfini les fondements de l’action diplomatique. Celle-ci repose désormais, selon lui, sur les trois principes directeurs de la gouvernance publique, la vision stratégique de développement durable du pays ainsi que l’appropriation nationale dans l’ensemble des secteurs de la vie publique.
Abdoulaye Diop a souligné que cette nouvelle orientation a permis de faire de la diplomatie un véritable instrument de défense des intérêts nationaux. « La diplomatie est aujourd’hui en première ligne de défense, au même titre que les forces militaires », a-t-il indiqué, estimant que le Mali est devenu « plus souverain, plus fort et davantage respecté » sur la scène internationale. À ses yeux, cette évolution suscite un intérêt croissant, une adhésion et un espoir qui dépassent les frontières nationales.
Le ministre a également insisté sur la diversification des partenariats internationaux, désormais guidés exclusivement par les intérêts stratégiques du Mali. Selon lui, cette approche favorise une coopération multisectorielle mutuellement bénéfique et contribue au renforcement de l’autonomie stratégique du pays, notamment dans des domaines sensibles. Il a expliqué que cette diplomatie ouverte au monde participe aux efforts de sécurité et de développement en soutenant le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées, l’internalisation du processus de paix ainsi que le développement d’une coopération économique fondée sur des intérêts partagés.
Abordant la dimension culturelle de l’action extérieure, Abdoulaye Diop a mis en lumière les initiatives engagées pour promouvoir l’image du Mali, accroître son influence et renforcer sa présence au sein des instances internationales. Il a également évoqué les efforts consentis dans le domaine de la diplomatie publique afin de soutenir le narratif national et de répondre à ce qu’il a qualifié de guerre informationnelle visant le Mali.
Le ministre a affirmé que le nouveau cap de la diplomatie malienne démontre que le pays demeure ouvert aux partenariats respectueux de ses principes de souveraineté. Il a souligné le renforcement des relations de bon voisinage fondées sur la sincérité, ainsi que la poursuite d’une coopération au développement basée sur des intérêts communs. Il a également rappelé l’engagement du Mali en faveur du panafricanisme, notamment à travers la construction de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en réaffirmant la volonté du pays de promouvoir une gouvernance mondiale rénovée, multipolaire, juste et équitable.
Pour Abdoulaye Diop, ce bilan d’étape met en évidence une diplomatie « repensée, décomplexée, dynamique et engagée », portée par une vision claire du chef de l’État et orientée vers la défense des intérêts supérieurs du Mali.
La rencontre s’est achevée par une séquence d’échanges avec les participants. Cette phase interactive, marquée par plusieurs témoignages et contributions, a permis de revenir sur l’impact de la diplomatie malienne au cours de la Transition. Les intervenants ont notamment salué le professionnalisme, l’engagement, le courage et la vision stratégique qui, selon eux, caractérisent l’action diplomatique menée dans un contexte géopolitique particulièrement exigeant.



