Lors d’un point de presse consacré à la situation sécuritaire du pays, mercredi 6 mai, la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (Dirpa) a apporté des précisions sur les récentes attaques enregistrées à Bamako et dans plusieurs localités du Mali.
Face aux médias, le Commandant Djibrilla Maïga, sous-directeur de la Dirpa, a affirmé que les événements survenus le samedi 25 avril s’inscrivent dans une vaste tentative de déstabilisation de l’État malien. Selon lui, ces attaques bénéficieraient à la fois de complicités internes et de soutiens extérieurs.
Le responsable militaire a notamment révélé que deux véhicules kamikazes avaient été utilisés au cours des opérations ennemies. Grâce à la vigilance et au professionnalisme des Forces armées maliennes (FAMa), l’un de ces véhicules a pu être neutralisé avant d’atteindre sa cible.
Le Commandant Maïga a salué la réaction rapide des FAMa, soulignant que plusieurs centaines de combattants terroristes ont été neutralisés lors des opérations de riposte. De nombreux équipements et matériels appartenant aux groupes armés ont également été saisis ou détruits.
Selon la Dirpa, les groupes armés terroristes subissent actuellement une forte pression militaire à travers des frappes aériennes ciblées, des opérations offensives au sol et une surveillance renforcée sur plusieurs axes stratégiques. À Kidal, un réajustement du dispositif sécuritaire a été effectué, tandis que le poste de Labbezanga a été rétabli afin de renforcer le contrôle territorial.
Malgré ces avancées, les autorités militaires reconnaissent que la menace demeure présente. Les services de renseignement et le commandement surveillent de près les tentatives de réorganisation et d’infiltration des groupes terroristes.
Sur le plan économique, les FAMa poursuivent leurs efforts pour sécuriser les principaux corridors routiers du pays. Les axes Ouéléssébougou–Bougouni et Ségou–Bamako restent praticables, alors que des opérations de sécurisation sont en cours dans les régions de Kayes et Kita.
La DIRPA a également mis l’accent sur l’approvisionnement en carburant, annonçant l’arrivée récente à Bamako de plus de 850 camions-citernes escortés sous protection militaire afin de garantir la continuité des activités économiques et sociales.
Dans son intervention, le Commandant Djibrilla Maïga a invité les populations à faire preuve de vigilance et à éviter tout amalgame ou acte de justice populaire. Il a rappelé que seules les Forces armées maliennes sont habilitées à identifier les suspects. Les citoyens sont encouragés à collaborer avec les services de sécurité à travers le centre d’appel « Démésso » mis à leur disposition.
La Dirpa a également alerté sur les méthodes utilisées par les groupes terroristes, notamment l’usage de tenues militaires pour tromper les populations.
Enfin, un appel à la responsabilité a été adressé aux populations ainsi qu’aux professionnels des médias. Les autorités demandent d’éviter la diffusion d’images sensibles ou de contenus de propagande sur les réseaux sociaux. Pour la Dirpa, la position de l’État reste sans équivoque : les individus combattus au Mali sont qualifiés de « groupes armés terroristes » et non de mouvements rebelles indépendantistes.



