Le Mali a célébré, ce mardi 20 janvier, le 65ᵉ anniversaire de la création de son Armée nationale. La cérémonie officielle, présidée par le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, chef suprême des Armées, s’est tenue à la place d’armes du 34ᵉ Bataillon du Génie militaire de Bamako, dans une atmosphère de solennité et de ferveur patriotique.
L’événement a rassemblé de hautes personnalités de l’État, notamment le Premier ministre, le président du Conseil national de Transition, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le chef d’État-major Général des Armées, ainsi que plusieurs membres du gouvernement. Des chefs et Directeurs de services des Armées, des diplomates accrédités auprès du Mali et des partenaires du pays ont également pris part à la commémoration.
À son arrivée, le chef de l’État a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs au pied de la stèle du mémorial militaire, en hommage aux soldats tombés pour la défense de la patrie. Il a ensuite passé en revue les troupes, après l’exécution de l’hymne national.
La cérémonie a été marquée par la remise de distinctions honorifiques à plusieurs militaires qui se sont illustrés par leur bravoure et leur dévouement dans l’accomplissement de leurs missions. La Croix de la valeur militaire, la médaille du Mérite militaire, la médaille de sauvetage et la médaille des blessés figurent parmi les décorations décernées par le chef d’État-major général des Armées, le général Oumar Diarra, aux Forces armées et de sécurité.
Dans un élan de solidarité envers les familles des militaires, le président de la Transition a également remis un chèque géant d’un montant de 17 213 725 920 francs CFA au ministre de la Défense et des Anciens combattants, destiné au service social des Armées. Des chèques individuels ont ensuite été remis aux ayants droit au cours de la cérémonie.
Les festivités ont pris fin avec un impressionnant défilé militaire, associant troupes à pied, motards et aéronefs, témoignant de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa).
S’exprimant à l’issue des activités commémoratives, le Président Assimi Goïta a rendu un hommage appuyé au Président Modibo Keïta et à ses compagnons, fondateurs de l’Armée malienne. Il a rappelé la portée symbolique du 20 janvier, date de communion entre le peuple et son armée, mais aussi moment de recueillement en mémoire des soldats tombés pour la patrie.
Le chef de l’État a salué la résilience du peuple malien depuis 2021, qui a permis d’engager d’importantes réformes en faveur des Forces armées et de sécurité. Selon lui, ces réformes ont contribué à la reconquête de près des deux tiers du territoire national auparavant sous domination terroriste, favorisant ainsi le retour de l’administration et des populations déplacées.
Il a félicité les Forces armées et de sécurité pour leurs résultats obtenus sur les différents théâtres d’opérations, menées de façon autonome ou dans le cadre de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (FU-AES). Ces actions ont permis la destruction de sanctuaires terroristes, la neutralisation de nombreux combattants et la reddition de plusieurs autres.
Le président de la Transition a annoncé que l’année 2026 sera marquée par une intensification des opérations militaires sur l’ensemble du territoire national, avec un renforcement des effectifs, un redéploiement des FAMa et la construction de nouveaux camps afin d’assurer une présence durable de l’État.
Il a également salué le rôle de la presse publique et privée dans la défense des intérêts nationaux, l’invitant à rester mobilisée jusqu’à la pacification totale du pays.
Enfin, réaffirmant la détermination du Mali à préserver sa souveraineté, le chef suprême des Armées a insisté sur la nécessité de maintenir la vigilance et l’unité face à un ennemi en constante mutation. Il a conclu en renouvelant son engagement à poursuivre la montée en puissance des FAMa jusqu’à la stabilisation complète du pays :
« Tant que notre pays ne sera pas totalement sécurisé et stabilisé, nous continuerons à recruter et à équiper nos Forces armées et de sécurité. Cette guerre sera menée jusqu’à la victoire totale. Nous n’avons pas d’autre choix : nous sommes condamnés à réussir, et nous réussirons. »


