Réforme du cadastre minier : un tournant vers plus de transparence et d’efficacité

Le Président de la Transition préside la présentation du nouveau cadastre minier. © Présidence du Mali

Le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, a présidé ce vendredi 17 avril, au palais de Koulouba, la cérémonie officielle de présentation du nouveau cadastre minier du Mali. Cet événement d’envergure a réuni plusieurs hautes autorités, dont le Premier ministre, le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre des Mines ainsi que de nombreux membres du gouvernement.

Dans son intervention, le ministre des Mines, Amadou Kéïta, a expliqué que le cadastre minier constitue un outil essentiel de gestion des titres miniers, regroupant l’ensemble des informations relatives à leur attribution, leur propriété, leur superficie et leur durée de validité. Il a souligné que l’ancien système présentait de nombreuses insuffisances, notamment un manque de transparence et des dysfonctionnements dans le traitement des dossiers.

Le ministre a rappelé que la réforme du cadastre minier s’inscrit dans une dynamique de transformation du secteur minier engagée depuis 2022. Cette refonte vise à corriger les anomalies observées, telles que la superposition des titres miniers et l’absence d’interconnexion avec les systèmes fonciers et forestiers.

Selon Amadou Kéïta, le précédent dispositif, dépendant largement de prestataires étrangers, limitait l’autonomie technique de l’administration malienne. Face à ces contraintes, le chef de l’État a instruit la mise en place d’un nouveau système plus performant, sécurisé et entièrement numérisé, capable d’accélérer le traitement des procédures.

Le nouveau cadastre minier marque ainsi une avancée majeure dans la modernisation du secteur. Conçu et développé intégralement par des experts maliens, il permet désormais la gestion en ligne de l’ensemble des demandes et garantit une meilleure transparence dans l’attribution des titres.

Le système est également interconnecté avec les plateformes financières du ministère des Mines, du Trésor public et de la Direction générale des impôts, renforçant ainsi la cohérence et l’efficacité des opérations administratives et financières.

Autre innovation notable : le renforcement de la sécurité du dispositif, qui vise à prévenir les fraudes et à assurer la fiabilité des données.

À ce jour, le nouveau cadastre minier est pleinement opérationnel et recense déjà 631 titres miniers enregistrés, témoignant de son efficacité et de son appropriation rapide par les acteurs du secteur.

À travers cette initiative, les autorités de la Transition entendent consolider la gouvernance du secteur minier et promouvoir une gestion plus transparente et moderne des ressources naturelles du Mali.

 

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