L’État malien a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son engagement en faveur des familles des chauffeurs de camions-citernes décédés. Au total, 31 enfants ont été officiellement immatriculés comme Pupilles de la Nation, marquant ainsi la reconnaissance du sacrifice consenti par leurs parents.
La cérémonie de remise des cartes d’immatriculation et des comptes bancaires s’est tenue ce vendredi 13 mars à la Primature, en présence de plusieurs membres du gouvernement. De manière exceptionnelle, cette remise s’est déroulée en dehors du calendrier habituel, qui prévoit généralement cet événement au mois d’octobre sous la présidence du président de la Transition.
S’adressant aux bénéficiaires, le ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, a tenu à rassurer les enfants quant à l’engagement de l’État à leurs côtés. Elle a souligné qu’à travers leur statut de Pupilles de la Nation, ces enfants bénéficient désormais d’une protection accrue et d’un accompagnement destiné à garantir leur éducation, leur santé et leur épanouissement.
« Vous n’êtes plus seuls. L’État est désormais à vos côtés pour vous accompagner et vous offrir les conditions nécessaires à la construction d’un avenir digne », a-t-elle déclaré avec solennité.
La ministre a également insisté sur la portée stratégique de cette initiative, précisant que la prise en charge des Pupilles de la Nation dépasse le cadre d’une simple action sociale. « C’est un véritable investissement dans l’avenir du Mali. Chaque enfant protégé et éduqué aujourd’hui devient un acteur du développement de demain », a-t-elle ajouté.
De son côté, le Premier ministre a salué la mémoire des chauffeurs et apprentis chauffeurs disparus, rappelant que leur engagement s’inscrit dans un esprit de patriotisme et de loyauté. Il a affirmé que le gouvernement se considère désormais comme la famille élargie de ces orphelins.
Il a par ailleurs réitéré la volonté des autorités de faire de la protection des Pupilles de la Nation une priorité nationale. « En regardant ces enfants, nous voyons à la fois l’avenir de notre pays et le témoignage du sacrifice consenti, parfois au prix du sang, par ces hommes engagés au service de la nation », a-t-il souligné.
À travers cette initiative, les autorités maliennes entendent non seulement honorer la mémoire des disparus, mais aussi offrir à leurs enfants les moyens de construire un avenir porteur d’espoir.


