Face à la persistance des fortes pluies et des risques d’inondation, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a fait le point sur la situation au Mali. Depuis le début de la saison des pluies, le pays a enregistré plusieurs incidents ayant causé des pertes en vies humaines et affecté des centaines de ménages.
Six morts et près de 1 000 personnes affectées
Réuni le 12 août au Centre de Coordination et de Gestion des Crises, le Comité technique de gestion de la crise des inondations a dressé un bilan préoccupant de la situation. Depuis le début de la saison des pluies, cinq cas d’inondation, cinq cas de foudre et deux cas de vents violents ont été enregistrés sur le territoire national.
Ces intempéries ont malheureusement causé six pertes en vies humaines et onze blessés. Vingt cas d’effondrement ont également été recensés. Au total, 102 ménages, représentant 927 personnes, ont été affectés par ces différents événements.
Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa compassion aux personnes touchées. Il assure également que les mesures nécessaires sont prises pour apporter une assistance rapide aux sinistrés.
Un dispositif de prévention renforcé
Dans le cadre du Plan national de prévention et de gestion des risques d’inondation, plusieurs mesures sont actuellement mises en œuvre. Il s’agit notamment du renforcement des équipes d’intervention rapide de la Protection civile, de l’activation des Comités régionaux de gestion des crises et catastrophes et de la poursuite des opérations de curage des caniveaux et collecteurs.
Les autorités annoncent également la poursuite des travaux de libération des servitudes et des lits des marigots dans le District de Bamako. La mobilisation des brigadiers citoyens et des volontaires, ainsi que la préparation de stocks de vivres et de biens non alimentaires dans les différentes régions, figurent parmi les actions engagées.
Par ailleurs, la production et la diffusion régulières des alertes hydrométéorologiques doivent permettre aux populations de mieux anticiper les épisodes dangereux.
Les risques restent élevés par endroits
Selon le communiqué publié le 13 août, la première décade du mois d’août a été marquée par des activités pluvio-orageuses d’intensité modérée à forte dans une grande partie du pays. Les prévisions restent favorables à la poursuite de ces phénomènes, accompagnés de vents violents, d’éclairs, de tonnerre et de risques de foudroiement.
Sur le plan hydrologique, les niveaux des cours d’eau continuent de monter, annonçant le début de la période de crue. Toutefois, le communiqué précise qu’à ce stade, aucun risque lié aux inondations fluviales n’est identifié sur le territoire national.
Les autorités invitent ainsi les populations à la vigilance. Elles recommandent notamment de ne pas emprunter les routes ou rues inondées, de s’éloigner des cours d’eau en crue et des caniveaux, de ne pas s’abriter sous les arbres pendant les orages et d’éviter l’utilisation du téléphone sous un orage.
Le gouvernement appelle enfin les citoyens à suivre régulièrement les alertes hydrométéorologiques et à signaler les situations dangereuses


