Les hauts fonctionnaires de la Confédération des États du Sahel sont réunis depuis ce mardi 24 février à Ouagadougou. Pendant deux jours, les experts venus du Mali, du Niger et du Burkina Faso examinent et finalisent le projet de feuille de route de l’An II de la Confédération.
Cette rencontre technique s’inscrit dans le cadre de la présidence tournante assurée par le Burkina Faso depuis le 23 décembre 2025. Elle constitue une étape préparatoire à la réunion ministérielle des trois piliers de l’AES – Défense et sécurité, Développement et Diplomatie.
Consolider les acquis et accélérer la dynamique confédérale
Les travaux visent à passer au peigne fin les différentes actions inscrites dans le projet de feuille de route. L’objectif, dans un premier temps, est de consolider les acquis de l’An I, avant de poursuivre la construction et la structuration de l’espace confédéral.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Président de la Commission nationale de la Confédération AES et chef de la délégation burkinabè, Bassolma Bazié. À ses côtés figuraient Mme Bayard Mariama Gamatie, cheffe de la délégation nigérienne, et l’Ambassadeur Mahamane Hamadou Maïga, chef de la délégation malienne.
Dans son intervention, la cheffe de la délégation nigérienne a souligné que cette réunion constitue une opportunité d’enrichir le document afin qu’il reflète un consensus éclairé sur les actions prioritaires à mener, en cohérence avec la vision partagée des trois chefs d’État. Selon elle, le texte devra être une « véritable boussole » guidant la Confédération vers un avenir fondé sur un consensus ferme et porteur d’espoir.
Un engagement au service des populations
Saluant la qualité du document soumis à l’appréciation des experts, le chef de la délégation malienne a insisté sur l’importance de réussir cet exercice dans l’intérêt supérieur des populations de l’espace confédéral. Il a rappelé que l’élaboration et la mise en œuvre de la feuille de route permettront de maintenir l’élan de solidarité entre les États membres et de relever les défis majeurs liés à la paix, à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, à la libre circulation des personnes et des biens ainsi qu’au développement économique endogène.
Pour sa part, le chef de la délégation burkinabè a invité les experts à faire preuve de sacrifice, d’unité et de solidarité. Il a souligné que la nature confédérale du document impose une démarche concertée et complémentaire entre les trois pays frères, afin de définir une direction commune et cohérente.
Prochaine étape : la validation ministérielle
Les conclusions de ces 48 heures de travaux seront soumises, le 26 février prochain à Ouagadougou, à l’appréciation des ministres en charge des trois piliers de la Confédération AES. Cette étape marquera un moment décisif dans la consolidation de la dynamique engagée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour renforcer leur coopération politique, sécuritaire et économique au sein de l’espace sahélien.



