Mali : une plainte internationale cible l’État malien pour avoir défendu sa souveraineté

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Alors que le Mali protège son territoire et sa population, des organisations internationales le mettent sur le banc des accusés

Les organisations Pan African Lawyers Union (PALU), Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et TRIAL International ont déposé une plainte conjointe contre l’État malien devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Elles accusent les Forces armées maliennes et le groupe Wagner/Africa Corps de violations graves des droits humains en 2022.

Cette action est historique car jamais ces trois organisations n’avaient engagé ensemble une procédure contre un État. Leur ambition dépasse la simple plainte judiciaire. Elles souhaitent que cette affaire marque un tournant en clarifiant la responsabilité des États dans le recours à des acteurs militaires privés, avec des conséquences potentielles majeures pour la jurisprudence régionale et internationale tout en occultant les actes criminels et barbares des groupes terroristes sur les paisibles populations. Un objectif plus politique que judiciaire, qui interroge sur la cécité de la justice internationale face aux États puissants mais sa propension à s’en prendre aux états faibles.

Le Tribunal pénal international a facilement attrapé et jugé de grandes figures africaines, tandis que leurs homologues de puissants pays vaquent librement à travers le monde, illustrant ainsi une justice pour les pauvres, hélas !

Une stigmatisation sous couvert de droit international

La plainte vise notamment les massacres de Hombori et Moura, et la responsabilité de l’État malien pour ne pas avoir selon eux, protégé les civils, enquêté ni sanctionné les responsables, et avoir engagé des forces privées.

Pourtant, le Mali et sa population subissent depuis des décennies conflits et attaques, souvent ignorés par la communauté internationale. Les villages rasés, les maisons brûlées, les populations éventrées, égorgées avec son lot d’exode et de désolation.

Dans un tel contexte, la plainte contre l’État malien apparaît réellement comme une forme d’injustice internationale, alors même que le pays s’efforce au prix de sacrifices énormes de protéger la sécurité de ses citoyens et son intégrité.

Il est donc légitime de s’interroger : pourquoi ces organisations n’ont-elles pas porté plainte contre des états qui soutiennent et arment ces groupes terroristes? Contre les terroristes responsables d’atrocités largement documentées ? Pourquoi se focalisent-elles exclusivement sur le Mali qui ne fait que se défendre ? Ces questions mettent en lumière ce que beaucoup considèrent comme une sélection biaisée des affaires et un parti pris flagrant. Heureusement, les autorités de la Transition ont compris cette justice à double vitesse et décidé de prendre leur destin en main.

Les FAMa : pilier de la souveraineté malienne

Face à ces accusations, le Mali peut compter sur ses Forces Armées (FAMa). Elles incarnent aujourd’hui, aux yeux des populations et du monde entier, le courage et la résilience d’une nation confrontée à des ennemis internes et externes. Depuis plusieurs années, les FAMa assurent la protection des civils, sécurisent les zones menacées par des groupes terroristes et rétablissent l’ordre dans les régions touchées par l’instabilité. Ainsi Kidal, Le centre du Mali et récemment la région de Kayes ont été libéré. Chaque opération réussie témoigne de la détermination des FAMa à défendre le territoire et la population, souvent dans des conditions extrêmes et avec un soutien international quasi inexistant.

Les FAMa ne se contentent plus de réagir, elles préparent, sensibilisent et stabilisent dans un professionnalisme digne des grandes armées, garantissant que le Mali reste un État souverain et fonctionnel. Leur rôle est essentiel, et leur engagement mérite reconnaissance et respect, surtout face aux critiques sélectives.

Le Mali, confronté à des défis sécuritaires et humanitaires majeurs, mérite que le monde observe avec équité et discernement. Ces organisations qui chaque jour perdent en crédibilité donne raison à Donald Trump qui les qualifie d’inutile. Plutôt que de chercher à réorienter leur mission pour rester pertinentes, certaines de ces organisations s’enferment dans une cécité obsessionnelle qui finira par les faire disparaître.

La priorité du droit international doit rester la protection des civils et le renforcement des forces nationales, plutôt que la condamnation sélective pour faire plaisir à des bailleurs de fonds menant d’autres combats. Face aux pressions extérieures, le Malikura fièrement debout dans l’espace AES continue de résister avec dignité, démontrant que défendre sa nation et protéger sa population ne constitue pas un crime, mais un devoir fondamental.

Vive le Mali. Vive les Forces Armées Maliennes (FAMa), garantes de la souveraineté et de la sécurité nationale.

Manda CISSE

 

Auteur/Autrice

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