Les syndicats de l’éducation « signataires du 15 octobre 2016 », notamment le SYNEM, le SYNEFCT, le SYLDEF et le FENAREC, ont officiellement déposé, ce mardi 21 avril, un préavis de grève de 72 heures, prévu du mercredi 13 au vendredi 15 mai 2026 inclus.
Dans une correspondance adressée au ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, ces organisations syndicales justifient leur décision par le non-respect de plusieurs engagements pris par les autorités. Elles affirment avoir multiplié les démarches de dialogue avant d’en arriver à cette extrémité.
Parmi leurs principales revendications figure l’application immédiate du procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019, notamment en ce qui concerne l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux. Les syndicats exigent également la mise en œuvre du procès-verbal du 13 décembre 2022 relatif à la prime spéciale des enseignants.
Ils demandent en outre l’annulation de plusieurs correspondances émanant du ministère de l’Éducation nationale, datées du 28 décembre 2023, du 30 octobre 2024 et du 2 avril 2026, jugées contraires aux intérêts du personnel enseignant.
Autres points de discorde : le redéploiement des enseignants détenteurs de licence vers le niveau secondaire, la réforme de la formation des enseignants à l’École normale supérieure (ENSup), ainsi que la relecture des textes régissant le personnel enseignant.
Les syndicats préviennent que cette grève sera effective si aucune réponse satisfaisante n’est apportée à leurs revendications dans les délais impartis. Toutefois, ils réaffirment leur disponibilité pour un dialogue constructif avec les autorités.
Ce nouveau mouvement social pourrait perturber le fonctionnement du système éducatif malien, déjà confronté à de nombreux défis structurels.



