Mali, le premier groupe armé touareg menacé d’éclatement

Le premier groupe armé touareg menacé d’éclatement. Photo d'illustration

En prélude à une relance possible du conflit dans le nord du Mali, la plus grande milice touareg dans le camp des loyalistes qui défendent le processus de négociation avec Bamako, fait depuis quelques jours l’objet d’une tension inédite à sa tête.

Son fondateur, le général El Hadj Gamou, en plein rapprochement avec les militaires au pouvoir à Bamako, a fait évincer le secrétaire général du mouvement, Fahad Ag Almahmoud, en faisant proclamer un nouveau bureau exécutif, nommé, semble-t-il, sans consultation des instances du GATIA.

Fahad Ag Almamhoud, qui conteste la légalité de cette initiative et affirme être toujours le secrétaire général du mouvement a ironisé, dans un post sur sa page Facebook, sur le fait que tous les putsches ne réussissent pas. Il dénonce «une tentative d’usurpation aux allures bien orchestrées.»

La recomposition des rapports de force

Le prochain départ de la MINUSMA, qui videra toutes ses bases avant 15 décembre, annonce une recomposition des rapports de force dans le nord du Mali. En effet, il est possible que la junte au pouvoir à Bamako, ayant enfin les coudées franches dans le septentrion, n’en profite pour se lancer à la reconquête de Kidal. Dans ce cadre, peut-être veut-elle, comme dans le passé, s’appuyer sur la milice touareg imrad pour affronter les combattants de la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA), au pouvoir à Kidal. Ces combats entre Touareg loyalistes et rebelles ont fait de nombreuses victimes jusqu’en 2018.

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