Mali : des entreprises plongées dans des difficultés de production, faute d’électricité

Un magasin plongé dans le noir, à cause de coupure de courant. Photo d'illustratio. © DR

Les entreprises retiennent leur souffle face à la crise énergétique qui sévit dans le pays. Elles sont plusieurs à être plongées dans l’incertitude due à des difficultés de production. Parmi elles, la société des Eaux minérales du Mali, productrice de l’eau minérale Diago. Dans un communiqué publié hier lundi 22 avril, elle déplore des difficultés de production, ‘’en raison des soucis de distribution d’électricité…notre production se trouve affectée’’. Une situation qui entraîne une baisse de la production, selon la société.  

C’est un saut dans l’inconnu pour certaines entreprises. Aujourd’hui, c’est inquiétude, interrogation et incertitude qui résument leur quotidien. Les coupures de courant incessantes placent ces entreprises dans des configurations inédites. Tous les jours ou presque, c’est le même rituel, elles passent de longues heures, sans électricité, à cause du délestage. Ce qui suscite des conséquences fâcheuses. Face à cette situation, la société des eaux minérales du Mali n’en peut plus. Dans un communiqué, la société qui fabrique, l’eau minérale “Diago” déclare, ‘’depuis un bientôt un mois, la société des eaux minérales du Mali traverse une période difficile’’.

Elle poursuit en affirmant, ‘’en raison des soucis de distribution d’électricité qui sévit dans le pays, notre production se trouve malheureusement affectée malgré les multiples investissements en champs solaire et en groupes électrogènes’’. Un état de fait qui a des répercussions sur la production de l’entreprise, ‘’ en effet, nous faisons face à une diminution de la quantité habituelle en carton d’eau minérale Diago que nous mettons à la disposition de notre clientèle’’.

Outre cette entreprise, plusieurs autres petites ou moyennes entreprises traversent d’énormes difficultés voire meurent à petit feu. Pour survivre, beaucoup se trouvent obligés de se conformer au programme de délestage de l’EDM-SA. Dans un quartier périphérique de Bamako, il n’est pas rare de voir des soudeurs travailler tard les nuits. Eux, qui ferment habituellement à la tombée du soleil.   

A Bamako, la capitale malienne, ‘’les coupures de courant peuvent durer de 10 à 15 heures, parfois même 20 ! Si on a de la lumière une partie de la nuit, on n’en a pas la journée et vice-versa. Dans ces conditions, on est obligé de travailler à la présence du courant. À n’importe quelle heure. On n’a pas le choix ou on ferme’’, nous explique un soudeur. Aucun secteur d’activités, aucun quartier n’est épargné, au point que certains font recours au système D. sauf que même là, le problème est loin d’être résolus, ‘’même les couches les plus aisées munies de groupes électrogènes et des installations solaires ne s’en sortent pas’’, observe un habitant de Bamako .

Adama Tembely/©️ Malikonews.com 

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