Mali : 1 814 milliards de FCFA de recettes contre 1 507 milliards de dépenses, selon la situation d’exécution du budget

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséïni Sanou. © Présidence du Mali

L’exécution du budget national affiche une progression notable au premier semestre 2026. Selon la situation d’exécution du budget au 30 juin, publiée par le ministère de l’Économie et des Finances, les recettes mobilisées s’élèvent à 1 814,240 milliards de FCFA, soit 61,82 % des prévisions annuelles.

Du côté des dépenses, l’État a engagé 1 507,502 milliards de FCFA, correspondant à 43,63 % des crédits prévus pour l’ensemble de l’année. Ces chiffres traduisent un niveau de mobilisation des recettes supérieur au rythme d’exécution des dépenses au terme des six premiers mois.

Les Domaines dépassent déjà leur objectif annuel

Parmi les différentes sources de recettes, le service des Domaines se distinguent particulièrement. Avec un taux de mobilisation de 123,98 %, ils ont d’ores et déjà dépassé leur objectif fixé pour l’ensemble de l’exercice budgétaire.

Cette performance témoigne de l’importance de cette composante dans la mobilisation des ressources publiques et constitue l’un des principaux faits marquants de la situation budgétaire à mi-parcours.

La Défense et la Sécurité en tête des dépenses

Sur le volet des dépenses, la Défense et la Sécurité demeurent les principaux postes de consommation des crédits. Cette orientation reflète le poids accordé aux dépenses sécuritaires dans les priorités de l’État.

Avec plus de 1 500 milliards de FCFA de dépenses exécutées à fin juin, le rythme de consommation budgétaire reste toutefois inférieur à celui de la mobilisation des recettes. L’écart entre les deux niveaux d’exécution constitue un indicateur important de la gestion des finances publiques au cours du second semestre.

Un second semestre décisif

À mi-parcours de l’exercice, les résultats font donc apparaître une situation contrastée : les recettes ont déjà franchi la barre des 60 % des prévisions annuelles, tandis que les dépenses restent sous les 50 %.

Le second semestre sera déterminant pour apprécier la capacité de l’État à maintenir cette dynamique de mobilisation des ressources et à accélérer, le cas échéant, la mise en œuvre des dépenses prévues. L’évolution de ces indicateurs permettra également de mieux mesurer l’atteinte des objectifs budgétaires fixés pour l’ensemble de l’année.

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