Dans une guerre asymétrique où tous les pronostics leur étaient défavorables, les Forces armées maliennes ont déjoué les attentes. Face à un adversaire déterminé, mobile et insaisissable, elles ont fait preuve d’une stratégie, d’un courage et d’une résilience qui ont surpris bien au-delà des frontières du Mali. Le blocus que les groupes terroristes du JNIM tentaient d’imposer au pays n’a pas résisté à cette montée en puissance.
Une victoire inattendue dans une guerre asymétrique
Cette victoire, acquise dans un environnement d’incertitude permanente, révèle autant la transformation des FAMa que la capacité du peuple malien à résister et à s’adapter dans les moments les plus critiques. La guerre asymétrique impose de rompre avec les schémas classiques : l’ennemi se fond dans la population, frappe par surprise, utilise des tactiques de guérilla, parfois même des drones, puis disparaît dans l’immensité du territoire. Face à ce type de menace, même une armée dotée d’une puissance de feu considérable peut se retrouver vulnérable. Les FAMa, elles, ont su transformer cette contrainte en avantage, en misant sur l’ingéniosité, la flexibilité tactique et un esprit de sacrifice profondément enraciné.
Sous la supervision du Chef suprême des armées, le général Assimi Goïta, et avec un commandement présent sur le terrain, l’armée malienne a bénéficié d’un nouvel élan. L’acquisition d’équipements modernes, la formation spécialisée des unités et l’adoption de stratégies innovantes ont permis de neutraliser un ennemi invisible, qui frappait puis se volatilisait. L’usage accru de drones, l’analyse en temps réel des mouvements adverses et la collaboration étroite avec les populations locales ont donné aux FAMa une agilité décisive.
Une expertise qui pourrait dépasser les frontières
Ces succès attirent désormais l’attention internationale. L’expérience malienne pourrait s’avérer précieuse dans d’autres zones de tension. Alors que l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, a plongé la région dans une confrontation impliquant l’Iran, les États-Unis, Israël et leurs alliés, le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial est devenu un point de rupture. Les Gardiens de la Révolution ont fermé le passage, et plusieurs navires ayant tenté de braver l’interdiction ont été ciblés par drones ou embarcations kamikazes. Le monde retient son souffle, et une crise pétrolière se profile.
Comment rouvrir ce corridor vital ? Comment convaincre les armateurs et les assureurs de reprendre la route ? Comment sécuriser un espace aussi vaste que vulnérable ? Dans ce contexte, l’expertise malienne en matière de sécurisation de couloirs logistiques, acquise dans des conditions extrêmes, pourrait offrir des enseignements utiles.
Après avoir desserré l’étau terroriste, remercié les forces internationales et repris le contrôle de son territoire, le Mali a démontré qu’une armée disciplinée, bien équipée et solidement commandée peut monter en puissance rapidement. Les FAMa ont ouvert la voie à une stabilisation durable, avec en ligne de mire la reconstruction et la réconciliation nationale.
L’expérience malienne rappelle une vérité essentielle que dans les conflits modernes, l’adaptation est l’arme la plus puissante. Lorsqu’elle est guidée par un leadership lucide et porté par un courage collectif, elle peut renverser les situations les plus désespérées. Ce triomphe résonne comme un appel à rester unis, innovants et déterminés dans la défense de nos idéaux les plus précieux.
Manda CISSE


