Les électeurs du République du Congo sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire leur président, dans un scrutin largement dominé par le chef de l’État sortant, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, qui brigue un nouveau mandat après plus de quatre décennies d’influence politique dans ce pays d’Afrique centrale.
Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (06h00 GMT) sur l’ensemble du territoire de la République du Congo et doivent fermer à 18h00 (17h00 GMT), tandis que les résultats provisoires pourraient être annoncés dans les 48 à 72 heures suivant le scrutin.
Au pouvoir presque sans interruption depuis 1979 — à l’exception d’une période entre 1992 et 1997 — Denis Sassou Nguesso est revenu à la tête du pays à l’issue de la Guerre civile du Congo-Brazzaville de 1997. Il a ensuite été réélu en 2002, 2009, 2016 et 2021.
La Cour constitutionnelle a validé sept candidatures pour cette élection. Outre le président sortant, six autres candidats sont en lice : Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Uphrem Dave Mafoula, Melaine Destin Gavet Elengo, Zinga Mabio Mavoungou, Vivien Romain Manangou et Anguios Nganguia Engambé. Toutefois, ces adversaires restent peu connus du grand public et ne disposent pas d’appareils politiques comparables à celui du Parti congolais du travail (PCT), la formation au pouvoir.
Le scrutin se déroule dans un climat politique marqué par une opposition fragmentée. Plusieurs figures importantes ont dénoncé des conditions électorales jugées inéquitables ou ont choisi de ne pas participer à l’élection, ce qui renforce la perception d’une compétition déséquilibrée.
Malgré ses importantes ressources pétrolières, le pays reste confronté à des difficultés socio-économiques persistantes. Une part importante de la population vit dans la pauvreté et le chômage des jeunes demeure élevé, alimentant un sentiment de désillusion politique parmi les électeurs, notamment dans la capitale Brazzaville.
À 82 ans, Denis Sassou Nguesso figure parmi les dirigeants les plus anciens du continent. Sa probable réélection alimente déjà les spéculations sur la question de sa succession, certains observateurs évoquant notamment son fils Denis Christel Sassou Nguesso, actuel ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, comme possible héritier politique.
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