Le ministère des Transports du Niger prononce des sanctions sévères contre des transporteurs ayant refusé de transporter du carburant vers le Mali

Un convoi de camions-citernes en provenance de Niamey est arrivé à Bamako. © DR

Le Ministère des Transports du Niger a décidé de passer à l’offensive. Dans un arrêté ministériel rendu public, en date du 6 janvier, des sanctions lourdes ont été infligées à plusieurs transporteurs et conducteurs de camions-citernes ayant refusé d’exécuter une réquisition officielle datant d’octobre dernier, relative au transport de carburant vers le Mali.

Face à ce refus jugé grave et contraire aux obligations légales, les autorités ont estimé nécessaire de sévir afin de garantir l’approvisionnement en carburant des infrastructures stratégiques et des services publics essentiels.

Des mesures exemplaires

Les sanctions prononcées sont sans équivoque : suppression totale du droit d’exercer le transport d’hydrocarbures pour 14 transporteurs, désormais exclus du secteur ; suspension de licence pour une durée d’un (1) an à l’encontre d’un transporteur ; et retrait immédiat des permis de conduire de 19 chauffeurs de camions-citernes reconnus coupables de refus d’obtempérer à la réquisition de l’État.

Ces mesures s’inscrivent dans le strict respect du Code pétrolier et du Code des transports en vigueur au Niger.

Un message clair de l’État

À travers cette décision, le Gouvernement nigérien envoie un message ferme à l’ensemble des acteurs du secteur des transports : l’approvisionnement des services publics essentiels n’est pas négociable. Toute entrave à une réquisition légale constitue une infraction grave et expose ses auteurs à des sanctions exemplaires.

Le Ministère rappelle que, dans un contexte régional sensible, la solidarité nationale et le respect des décisions de l’État sont des impératifs majeurs. La sécurité énergétique et la continuité des services publics demeurent une priorité absolue.

 

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