Au Mali, la modernisation des infrastructures sanitaires se dessine à travers plusieurs projets d’envergure. En plus de la construction de 15 nouveaux hôpitaux, inscrite dans le Projet présidentiel d’urgence hospitalière lancé en novembre 2025 par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, un autre chantier majeur se profile : la démolition totale suivie de la reconstruction du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré de Bamako.
L’information a été communiquée début octobre 2026 par Nouhoum Sarr, membre du Conseil national de transition (CNT). Selon les éléments annoncés, les travaux devraient se dérouler sur deux ans, en 2027 et 2028. L’objectif est de remplacer les infrastructures actuelles de cet établissement emblématique par un hôpital moderne, mieux adapté aux besoins des patients et aux exigences d’un système de santé en pleine évolution.
Gabriel Touré, un pilier du système hospitalier malien appelé à se transformer
Établissement de référence au cœur de Bamako, le CHU Gabriel Touré occupe une place centrale dans la prise en charge sanitaire au Mali. Bâti sur une superficie de trois hectares, il dispose d’une capacité d’accueil de 535 lits et compte quelque 650 agents. Son organisation comprend une administration et sept départements regroupant 26 services médico-techniques.
Son rôle est particulièrement important dans la prise en charge des enfants. À lui seul, le bloc pédiatrique enregistre près de 11 000 consultations externes et 6 000 hospitalisations par an. Ces chiffres témoignent de la pression qui s’exerce sur cet établissement et de l’importance de disposer d’infrastructures adaptées à l’affluence des patients.
La reconstruction annoncée représente ainsi un enjeu majeur pour l’avenir de l’hôpital. Au-delà du renouvellement des bâtiments, elle soulève une question essentielle : celle de la capacité à offrir aux populations des conditions d’accueil, de diagnostic et de traitement à la hauteur des besoins. La modernisation des équipements et l’amélioration de l’environnement de travail des professionnels de santé seront également déterminantes pour que ce projet produise des effets durables.
Un chantier stratégique pour l’avenir et la souveraineté sanitaire du Mali
Attendue par de nombreux Bamakois, la transformation du CHU Gabriel Touré s’inscrit dans une ambition plus large, celle de renforcer les capacités hospitalières nationales et améliorer l’accès aux soins. Associée au projet de construction de 15 nouveaux hôpitaux, elle témoigne de l’importance accordée aux infrastructures sanitaires dans les perspectives de développement du pays.
Cette reconstruction ouvre une nouvelle page pour le CHU Gabriel Touré et nourrit un immense espoir pour les populations. Plus qu’un chantier, c’est une promesse d’avenir, celle d’un hôpital moderne, à la hauteur des besoins des Maliens. Parce qu’un Mali souverain se construit aussi dans ses hôpitaux, là où chaque vie compte et où la santé devient une priorité nationale !
Manda CISSE



