Le Mali au Mining Indaba à Cape Town : attirer davantage d’investissements pour le développement du secteur minier national

Le Mali au Mining Indaba À Cape Town : attirer davantage d’investissements pour le développement du secteur minier national. © Ministère des Mines

Après deux ans d’absence, le Mali, pays minier par excellence, signe son grand retour au prestigieux Mining Indaba à Cape Town, en Afrique du Sud. Une forte délégation conduite par le Secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou Dembélé, porte haut la voix du pays à ce rendez-vous incontournable des investissements miniers en Afrique.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue le lundi 9 février au Cape Town International Convention Centre (CTICC), sous la présidence du Chef de l’État zambien, Hakaindé Hichilema, du ministre sud-africain des Ressources minérales, Gwede Mantashe, et du ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba. Une ouverture solennelle qui a réuni décideurs politiques, investisseurs et acteurs majeurs du secteur minier mondial.

Une mobilisation forte pour attirer les investisseurs

Composée de représentants de l’administration publique, de sociétés minières, d’entreprises de sous-traitance et d’organisations intervenant dans le secteur, la délégation malienne affiche une ambition claire : attirer davantage d’investissements pour le développement du secteur minier national, conformément à la vision des plus hautes autorités de la Transition.

Cette participation intervient dans un contexte marqué par d’importantes réformes structurelles. Le Mali s’est notamment doté d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au Contenu local, traduisant la volonté des autorités d’assurer une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et de maximiser les retombées pour les populations.

Mining Indaba : un carrefour stratégique pour l’Afrique

Considéré comme le plus grand rassemblement africain dédié aux investissements miniers, le Mining Indaba réunit cette année plus de 10 000 délégués, parmi lesquels des sociétés minières internationales, des investisseurs, des représentants gouvernementaux et des institutions financières.

L’édition 2026 se tient sous le thème : « Plus forts ensemble : réalisons des progrès grâce aux partenariats ». Un slogan qui met en avant la coopération stratégique et les partenariats gagnant-gagnant pour transformer durablement le secteur minier africain.

Les participants entendent ainsi façonner et redéfinir l’avenir de l’exploitation minière sur le continent, afin qu’elle profite davantage aux économies africaines. Il s’agit notamment de développer une chaîne de valeur intégrée, créatrice de richesses et d’emplois pour les entreprises locales et pour la jeunesse.

Une vision que partage pleinement le Mali. Selon le Secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou Dembélé, le pays œuvre à faire du secteur minier un véritable levier de développement, capable de soutenir l’industrialisation et la transformation économique nationale.

Des débats stratégiques au cœur des enjeux mondiaux

La cérémonie d’ouverture a été suivie de deux panels de haut niveau portant sur des thématiques stratégiques : « Sécurité de l’approvisionnement en minéraux critiques : Chine ? Occident ? Arabie Saoudite ? ou Afrique ? » et « Professionnalisation de l’exploitation minière artisanale – veiller à ce qu’aucun homme ou femme ne soit laissé pour compte »

Ces discussions ont mis en lumière les enjeux géopolitiques liés aux minéraux critiques, essentiels à la transition énergétique mondiale, ainsi que la nécessité d’encadrer et de professionnaliser l’exploitation minière artisanale afin d’assurer inclusion sociale et durabilité.

Les panelistes ont formulé des recommandations concrètes pour promouvoir un développement minier durable, notamment à travers le renforcement des infrastructures, l’adoption de technologies innovantes, l’amélioration de la sécurité, l’accès au financement et la consolidation de partenariats équilibrés.

 

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