Le Gouvernement du Mali priorise la préférence nationale

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. © Présidence du Mali

Par une circulaire en date du 13 février 2026, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a franchi une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique de préférence nationale. Cette initiative vise non seulement à stimuler la production domestique, mais aussi à renforcer les entreprises locales, consolidant ainsi le tissu économique du pays.

Pour le ministre Alousséni Sanou : « Il est crucial de reconnaître le potentiel immense de nos entreprises nationales. En optant pour des solutions locales, nous injectons directement des ressources dans notre économie, créant ainsi des emplois durables et renforçant notre indépendance économique. »

Le gouvernement du Mali souhaite encourager les entités publiques à prioriser les produits et services nationaux dans leurs décisions d’achat. Ce mouvement stratégique vise à revitaliser les PME et PMI, souvent considérées comme la colonne vertébrale de l’économie nationale, en augmentant la demande pour leurs produits à travers le pays. Chaque ministre est tenu de consacrer 100 millions de FCFA de son budget 2026 pour l’application de cette nouvelle mesure.

En favorisant les solutions locales, le ministre de l’Économie et des Finances entend injecter directement des ressources dans l’économie, ce qui favorisera la création d’emplois durables et contribuera à consolider notre indépendance économique.

Pour les entrepreneurs locaux, cette décision représente un souffle d’air frais. M. Sangaré, acteur du commerce général, déclare : « Grâce à cette politique, nous pouvons anticiper une augmentation des commandes de nos produits, car nous sommes assurés de leur écoulement sur le marché. Nous aurons ainsi besoin de plus de main-d’œuvre et serons en mesure d’embaucher davantage de personnel. »

Au-delà de l’aspect économique, cette politique peut engendrer des bénéfices sociétaux considérables. La préférence nationale permet à nos entreprises de se consolider et de créer ainsi des emplois. Cela contribuera à la réduction du taux de chômage et pourrait inciter la jeunesse à s’investir davantage dans certains secteurs porteurs.

Pour Ismaël Dante, opérateur économique, « C’est une opportunité pour le transfert de compétences et l’innovation locale. L’amélioration de l’employabilité et des compétences nationales pourrait ainsi entraîner un cercle vertueux de croissance. »

Après les mines, cette nouvelle stratégie du ministre de l’Économie et des Finances envoie un message fort à l’international concernant la capacité du Mali à soutenir et valoriser ses ressources locales. Cette initiative contribue à positionner le pays comme un acteur clé, avec des capacités productives robustes et une approche résolument tournée vers l’avenir.

Le gouvernement du Mali montre la voie au secteur privé, qui doit emboîter le pas, car les avantages à long terme d’une coopération productive entre les secteurs public et privé représentent une source de croissance certaine pour le pays. Cette nouvelle initiative augure d’un cadre économique propice à une croissance inclusive et durable, où l’esprit local peut jouer un rôle majeur.

Avec cette action décisive, le gouvernement manifeste non seulement sa confiance dans l’économie nationale, mais aussi son désir de construire un avenir prospère pour l’ensemble des parties prenantes du pays. Les regards sont désormais tournés vers les résultats attendus de cette politique pionnière, qui promet de transformer le paysage économique national.

Manda CISSE

Auteur/Autrice

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