La ville de Kita a été le théâtre, ce 31 mars, d’un procès particulièrement marquant, suscitant une vive émotion au sein de la population. Broulaye Coulibaly, accusé de l’assassinat de cinq membres de sa propre famille à coups de pilon, a comparu devant la cour dans une affaire d’une rare gravité.
Les faits remontent à une tragédie familiale, survenue dans la nuit du 6 au 7 décembre 2023, au quartier Kolibougou. L’accusé, qui avait bénéficié du soutien de son oncle résidant en Espagne pour poursuivre ses études, a reconnu avoir agi seul. À la barre, il a expliqué son geste par une crise de jalousie, affirmant avoir été choqué après avoir aperçu un homme entrer dans la chambre de sa tante. Dans un accès de violence extrême, il a ôté la vie à deux femmes et trois enfants, plongeant sa famille dans un deuil indescriptible.
Le procès, marqué par des échanges intenses et parfois houleux, a vu se succéder les arguments des avocats de la défense et le réquisitoire ferme du procureur. Les débats ont mis en lumière la complexité psychologique de l’accusé, tout en rappelant la gravité exceptionnelle des faits.
Au terme des délibérations, le verdict est tombé : Broulaye Coulibaly a été condamné à la peine de mort. Une décision forte, à la hauteur de l’horreur du crime, selon les autorités judiciaires.
Ses deux complices présumés, ont été reconnus coupables respectivement d’assistance à un fugitif et de complicité passive. Ils ont chacun été condamnés à cinq ans d’emprisonnement.
Ce jugement a été salué par une grande partie de la population de Kita, qui y voit un signal fort en faveur de la justice et de la sécurité. Le travail du juge Broulaye Samaké et de son équipe a été unanimement reconnu pour sa rigueur et son professionnalisme.
Au-delà de la sanction, cette affaire restera gravée dans les mémoires comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire récente de la localité, rappelant l’importance de la vigilance et de la cohésion sociale face aux drames familiaux.


