L’activiste panafricaniste Kemi Seba a été interpellé, mercredi 15 avril, en Afrique du Sud dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités béninoises. Selon plusieurs sources concordantes, il pourrait être extradé vers Cotonou dans les prochains jours.
Le militant, connu pour ses prises de position virulentes contre l’influence occidentale en Afrique, est poursuivi par la justice béninoise pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État ». Ce chef d’accusation, particulièrement grave, s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’activiste et les autorités de son pays d’origine.
D’après les premières informations disponibles, l’arrestation a été menée en coordination avec les autorités locales sud-africaines, conformément aux mécanismes de coopération judiciaire internationale. Les modalités précises de son interpellation n’ont toutefois pas été rendues publiques.
L’éventuelle extradition de Kemi Seba vers le Bénin suscite déjà de nombreuses réactions, notamment au sein de ses partisans, qui dénoncent une procédure à caractère politique. Certains observateurs évoquent, de leur côté, un test pour les relations judiciaires entre États africains, dans un contexte où les questions de souveraineté et de liberté d’expression restent sensibles.
Du côté des autorités béninoises, aucune déclaration officielle détaillée n’a encore été faite, mais des sources proches du dossier indiquent que Cotonou entend mener la procédure jusqu’à son terme.
En attendant une décision formelle sur son extradition, Kemi Seba devrait rester en détention en Afrique du Sud.



