Face à la flambée des prix de la viande sur les marchés, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé, ce lundi 19 octobre, la troisième réunion de concertation avec les acteurs de la filière bétail-viande. Au cœur des échanges : la suspension temporaire des exportations de bétail sur pied, la réouverture progressive des marchés à bétail et la mise en œuvre d’un plan d’action visant à améliorer l’approvisionnement des populations et à stabiliser les prix.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé, ce lundi 19 octobre, la troisième réunion de concertation avec les acteurs de la filière bétail-viande. La rencontre s’est tenue en présence des différentes parties prenantes du secteur.
Cette nouvelle séance de travail s’inscrit dans la continuité du dialogue engagé avec l’interprofession, avec pour objectif de trouver des solutions concrètes à la hausse des prix de la viande sur les marchés et d’assurer durablement un meilleur approvisionnement des populations.
À la suite des précédentes concertations, les participants ont examiné les contraintes endogènes et exogènes qui affectent la filière, afin de dégager les leviers d’action prioritaires susceptibles d’améliorer le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement et de contenir les coûts qui pèsent sur les consommateurs.
Parmi les principales mesures envisagées figure la suspension des exportations de bétail sur pied pour une période pouvant aller jusqu’à six mois, renouvelable si nécessaire. Cette mesure pourrait être levée dès lors que les prix de la viande auront retrouvé un niveau jugé acceptable et stable. Elle vise notamment à favoriser la disponibilité du bétail sur le marché national et à atténuer les tensions sur les prix.
En parallèle, l’ouverture progressive des marchés à bétail dans plusieurs localités, notamment Nara, Niono, Konna, Tonka et Léré, ainsi que dans les environs de Bamako, figure parmi les pistes retenues. L’objectif est de faciliter l’accès au bétail, de fluidifier son acheminement vers les principaux centres de consommation et de renforcer les circuits d’approvisionnement.
Un plan d’action assorti de mesures d’accompagnement
L’ensemble des mesures retenues a été consigné dans un plan d’action acté à l’issue des concertations. Celui-ci prévoit également des mesures d’accompagnement destinées à lever les obstacles structurels qui entravent le développement de la filière.
Ces mesures portent notamment sur la lutte contre les tracasseries routières, l’amélioration des conditions de transport et de commercialisation du bétail, ainsi que le renforcement durable de la production fourragère. Autant de facteurs qui influent sur les coûts de production, les conditions d’acheminement des animaux et, par conséquent, sur les prix pratiqués sur les marchés.
La mise en œuvre effective de ce plan, conjuguée à un mécanisme de suivi adapté, devrait contribuer à réduire les difficultés rencontrées par les opérateurs, à améliorer la disponibilité du bétail et à limiter les surcoûts répercutés sur le prix de vente de la viande.
Le dialogue au service du pouvoir d’achat des consommateurs
À travers cette démarche concertée, le ministère de l’Industrie et du Commerce entend maintenir le dialogue avec les professionnels de la filière bétail-viande et favoriser l’adoption de solutions durables face aux difficultés d’approvisionnement et à la hausse des prix.
Au-delà des mesures immédiates envisagées, l’enjeu est de renforcer l’organisation de la filière, d’améliorer la circulation du bétail entre les zones de production et les centres de consommation et de garantir, dans la durée, un approvisionnement régulier des marchés.



