Une page historique s’ouvre au Maroc. Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement et l’a chargée de former un nouveau cabinet. À 50 ans, l’avocate et dirigeante du Parti authenticité et modernité (PAM) devient la première femme à occuper le poste de cheffe du gouvernement dans l’histoire du royaume.
Fatima Ezzahra El Mansouri franchit une étape historique dans sa carrière politique. Nommée cheffe du gouvernement par le roi Mohammed VI le mardi 29 septembre, elle est désormais chargée de constituer une nouvelle équipe gouvernementale. Sa nomination intervient quelques jours après la victoire du Parti authenticité et modernité (PAM) aux élections législatives.
Née le 3 janvier 1976 à Marrakech, Fatima Ezzahra El Mansouri est avocate de formation. Elle s’est progressivement imposée sur la scène politique marocaine, notamment après son élection à la mairie de Marrakech en juin 2009. Elle devient alors la première femme à diriger la ville.
Après avoir quitté ses fonctions en 2015, elle retrouve la tête de la ville ocre en septembre 2021. La même année, elle entre au gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch. Elle est nommée ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.
Au sein du PAM, Fatima Ezzahra El Mansouri occupe également une place centrale. Depuis 2024, elle dirige le parti dans le cadre d’une direction collégiale à trois. Son parcours municipal, gouvernemental et partisan l’a progressivement installée parmi les principales figures de la vie politique marocaine.
Sa nomination à la tête du gouvernement constitue toutefois un tournant inédit. Pour la première fois, une femme est appelée à diriger l’exécutif marocain. Elle devra désormais former son cabinet et définir les priorités de la nouvelle équipe gouvernementale, dans le contexte politique issu des élections législatives de 2026.
À 50 ans, Fatima Ezzahra El Mansouri inscrit ainsi son nom dans l’histoire politique du Maroc. Son accession à la primature marque une évolution majeure de la représentation des femmes au sommet des institutions du royaume.



