Face à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, notamment les forêts fortement sollicitées pour la production de charbon de bois, la Fondation Santé-Environnement intensifie ses actions en faveur de solutions énergétiques durables. Dans cette dynamique, elle a organisé un atelier de deux jours consacré à la promotion de la cuisson électrique, placé sous la présidence de la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara.
Cet atelier visait à encourager l’adoption de modes de cuisson propres, avec des objectifs clairs : protéger la santé des populations, préserver l’environnement et générer des économies substantielles pour les ménages ainsi que pour l’économie nationale.
Prenant la parole, la présidente de la Fondation Santé-Environnement, Dr Fatoumata Nafo, a souligné que les fumées domestiques constituent un facteur majeur de pollution de l’air et contribuent significativement au changement climatique. Elle a insisté sur la nécessité d’opérer une transition vers des solutions de cuisson électrique, qu’elles soient alimentées par le réseau national ou par des systèmes solaires.
Selon elle, cette transition est d’autant plus urgente que le Mali fait face à un rythme alarmant de déforestation. Chaque année, environ 400 000 hectares de forêts disparaissent pour répondre aux besoins en bois de feu et en charbon de bois, utilisés par près de 78 % des ménages maliens. Une situation qui exerce une pression considérable sur les écosystèmes, accélère la désertification et fragilise les moyens de subsistance des populations.
« Il est impératif d’agir rapidement », a plaidé Dr Nafo, évoquant la nécessité de freiner le déboisement, de protéger des millions de femmes et d’enfants exposés aux fumées toxiques et de prévenir une aggravation de l’insécurité énergétique.
De son côté, la ministre a rappelé que l’investissement dans la cuisson propre permet de répondre simultanément à plusieurs enjeux prioritaires : réduction de la dépendance au bois-énergie, préservation des forêts, amélioration de la qualité de vie des ménages et stimulation de l’innovation ainsi que de l’entrepreneuriat.
Elle a également souligné que la cuisson propre constitue un véritable levier de transformation environnementale, économique et sociale, en phase avec les engagements climatiques du Mali.
En conclusion, la ministre a rassuré les responsables de la Fondation de l’engagement du gouvernement malien, à travers les départements en charge de l’Environnement et de l’Énergie, à accompagner pleinement cette initiative ambitieuse en faveur d’un avenir plus durable.



