L’Afrique du Sud se dit prête à jouer un rôle de médiateur dans le conflit qui secoue actuellement le Moyen-Orient, à condition qu’une telle mission lui soit confiée. Cette position a été exprimée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, mercredi 4 mars, en marge d’une conférence sur l’énergie organisée au Cap.
Selon le chef de l’État, son pays reste disponible pour contribuer à toute initiative visant à favoriser le dialogue et la désescalade. « L’Afrique du Sud est toujours disposée à jouer un rôle constructif, que ce soit dans la médiation ou dans tout autre domaine. Si l’occasion se présente ou si nous sommes sollicités, nous remplirons nos obligations », a-t-il déclaré, d’après des sources locales.
Le président sud-africain a également insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu. Pour lui, le dialogue demeure la meilleure voie pour mettre fin aux violences et ouvrir la voie à une solution politique durable. « Nous voulons que cette guerre cesse immédiatement », a-t-il affirmé, soulignant que la diplomatie devait prévaloir sur la confrontation militaire.
Parallèlement, le gouvernement sud-africain affirme travailler activement au rapatriement de ses ressortissants toujours bloqués dans la région, alors que les hostilités se poursuivent.
Au cinquième jour des combats, un conseiller du guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré que l’Iran n’avait pas l’intention de négocier avec les États-Unis et se préparait plutôt à un conflit prolongé. Cette position laisse présager une crise susceptible de s’inscrire dans la durée.
Dans ce contexte, la proposition sud-africaine intervient alors que les relations entre Pretoria, Israël et Washington restent particulièrement tendues. L’Afrique du Sud a en effet saisi la Cour internationale de justice pour accuser Israël de génocide à Gaza, une démarche qui a suscité de vives réactions diplomatiques.
Malgré ces tensions, Pretoria affirme vouloir privilégier une approche axée sur la diplomatie et la recherche d’une solution négociée. Reste à savoir si les acteurs du conflit accepteront une éventuelle médiation sud-africaine dans un contexte géopolitique particulièrement fragile.



