Le 8 mars n’est pas une date à laquelle j’accordais une grande importance.
À mes yeux, les femmes n’ont pas besoin d’une journée pour exister, être reconnues ou célébrées.
Pendant longtemps, cette journée m’a même posé problème. Elle me semblait parfois synonyme de discrimination, de minimisation, comme si une seule date suffisait à résumer les combats, les talents et les contributions des femmes.
Mais avec le temps et la maturité, je me dis aujourd’hui qu’il vaut mieux un pas, même symbolique, que rien du tout.
En ce 8 mars 2026, j’ai donc choisi d’y voir une occasion : celle de rendre hommage à toutes les femmes battantes. À toutes celles qui, à leur manière, changent les choses.
À celles qui inspirent, interrogent, propulsent, révèlent, orientent, conseillent, aident et soutiennent la progression et l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles, partout dans le monde.
Le sujet est vaste et le combat immense.
Partout sur la planète, nous retrouvons les mêmes stéréotypes, les mêmes contraintes, les mêmes attentes, à des degrés différents.
Ce 8 mars 2026 est aussi pour moi l’occasion de saluer le courage et le dévouement des femmes maliennes qui sont, de près ou de loin, au service de notre force de défense..
À ces femmes qui se battent sans relâche, avec un amour immense pour la nation.
À celles qui attendent leur époux dans l’inquiétude et la résilience depuis des années.
À celles qui ont perdu un mari, un enfant, un frère ou un père pour la patrie.
Au-delà des défis déjà nombreux de la vie quotidienne d’une femme, elles portent une charge supplémentaire, une peine supplémentaire.
Aujourd’hui, je suis à leurs côtés et je m’incline devant leurs peines, leurs difficultés et leur courage.
Elles méritent, en ce 8 mars, nos remerciements, notre reconnaissance et le plus grand respect.
Leur dignité et leur force doivent inspirer chaque femme qui doute de ses capacités et lui rappeler que oui, c’est possible.
Amichou Camara – Paris


