Russie : Vladimir Poutine indique avoir prolongé « l’accord de Istanbul » pour les Africains

A l’occasion de son discours lors de la conférence parlementaire Russie-Afrique, le 20 mars à Moscou, Vladimir Poutine, président de la Russie a indiqué avoir prolongé l’accord de Istanbul sur les céréales "pour aider les Africains".

« En réponse aux besoins, avant tout, des pays africains, la Russie a récemment accepté de prolonger de 60 jours les accords conclus à Istanbul pour exporter des produits alimentaires ukrainiens à travers la mer Noire et pour débloquer les exportations agricoles russes et les livraisons d’engrais », a affirmé Vladimir Poutine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé samedi 18 mars 2023 dans une allocution télévisée la reconduction de l’accord céréalier quadripartite (ONU, Russie, Turquie et Ukraine) portant sur l’exportation de céréales ukrainiennes via les ports de la mer Noire. Les russes indiquent avoir signé un accord de 60 jours pendant que les Ukrainiens parlent de 120 jours.

« Si nous décidons de ne pas prolonger cet accord après 60 jours, nous sommes prêts à fournir gratuitement aux pays africains nécessiteux la totalité du volume qui a été envoyé précédemment à ces pays », a affirmé Vladimir Poutine.

Selon les chiffres des Nations unies, seul un quart des exportations alimentaires de l’Ukraine est destiné aux pays les plus pauvres du monde : 47 % sont destinées à des « pays à revenu élevé », dont l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas. 26 % sont destinés à des « pays à revenu moyen supérieur » tels que la Turquie et la Chine. 27 % sont allés dans des « pays à revenu faible ou moyen inférieur » comme l’Égypte, le Kenya et le Soudan.

« Nous insistons sur le respect total des principales exigences russes. Il s’agit de veiller à ce que les céréales et les engrais soient acheminés vers les pays africains qui en ont besoin et non vers les marchés européens déjà rassasiés », a prévenu le président russe.

Cet accord signé en juillet 2022 a atténué la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre en Ukraine en permettant l’exportation de près de 25 millions de tonnes de maïs, de blé et autres céréales.

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