La 12ᵉ Conférence des ministres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (OFPA), tenue à Bamako, s’est achevée, le samedi 23 août par l’adoption d’une série de recommandations destinées à moderniser les administrations publiques du continent.
À l’issue de leur réunion à Bamako, les ministres des pays membres de l’OFPA ont émis des recommandations mettant l’accent sur l’accélération de la digitalisation des procédures administratives, afin de réduire les lenteurs et d’améliorer l’accès des citoyens aux services publics. Ils ont aussi recommandé l’instauration de systèmes électroniques de paiement des droits, taxes et amendes, pour limiter la fraude et renforcer les recettes budgétaires. La généralisation de systèmes intégrés de gestion des ressources humaines a été jugée indispensable pour centraliser les fichiers, assurer la transparence des carrières et améliorer la mobilité des agents. Enfin, la mise en place d’outils de planification du recrutement a été retenue pour adapter les effectifs publics aux besoins réels des États.
Les travaux ont également souligné la nécessité d’harmoniser les mécanismes de suivi et d’évaluation des performances dans les administrations africaines, afin de faciliter les comparaisons régionales et de diffuser les meilleures pratiques.
Dans son intervention de clôture, le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a rappelé les efforts déjà entrepris par son pays dans ce domaine, citant la mise en place d’une plateforme électronique pour le paiement des droits et taxes, ainsi qu’un système intégré de gestion des ressources humaines et des outils de planification des recrutements.
Créé en 1991 et basé à Ouagadougou, l’OFPA regroupe aujourd’hui 26 pays africains. Ses missions portent sur l’observation statistique des fonctions publiques, l’accompagnement des réformes administratives et la mutualisation des expériences. Les États membres ont validé à Bamako les rapports d’activités et financiers couvrant la période 2019–2024 et décidé de renforcer l’Observatoire en le transformant progressivement en centre de formation régionale pour les cadres et fonctionnaires.
La précédente conférence ministérielle s’était tenue en 2018 à Cotonou, au Bénin. La rencontre de Bamako marque ainsi la relance du cycle, après sept ans d’interruption, avec une priorité donnée à la modernisation numérique et à la performance administrative.
Avec APANEWS