Mali : nouvelle rencontre du premier ministre avec la classe politique

Le premier ministre, Choguel K. Maïga tend la main à la classe politique. © Présidence du Mali

Après la première rencontre presque ‘’boudée’’ par les acteurs politiques, le premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga a rencontré de nouveau des responsables des formations et regroupements à caractère politique, hier lundi 18 mars. L’objectif de cette deuxième rencontre en espace de d’une dizaine de jours était, selon la primature, d’informer les partis politiques invités, et d’échanger avec eux sur les enjeux actuels de la transition, ses acquis et ses défis en termes de perspectives.

Un nouveau tête-à-tête entre le premier ministre et la classe politique à la primature.  Après les salutations d’usage, le chef du gouvernement a d’emblée planté le décor avant de situer la rencontre dans son contexte. Pour lui, la rencontre était l’occasion de ‘’briser la glace entre le gouvernement et la classe politique dont des composantes, ont pu se sentir tenus éloignés de certaines décisions qui ont engagé l’avenir de notre pays’’. Il leur a donné l’assurance qu’il serait désormais à leur écoute chaque fois qu’ils le souhaiteraient.

Lors de son adresse Choguel Kokalla Maïga s’est penché sur la question primordiale de la prise de la ville symbolique de Kidal. Il a ensuite fait le focus sur la genèse de la crise multidimensionnelle que traverse le Mali ainsi que ses conséquences sur la structure sociopolitique du pays. Le chef du gouvernement est également revenu sur les circonstances de la constitution de son gouvernement de transition, la constance et la solidarité des autorités dans leur mission de recouvrement de la souveraineté nationale, rapporte la primature.  C’était l’occasion pour lui de rappeler le parcours de la transition, depuis la ‘’rectification’’ à l’élaboration et l’adoption de la nouvelle constitution, en passant par les assises nationales de la refondation (ANR). Le locataire de la primature a estimé que ces ANR ont été un ‘’franc succès’’. Pour lui, ‘’Elles ont servi de détonateur pour les réformes à venir’’.

Questions d’actualités

Le premier ministre a également expliqué à ses invités, les raisons qui ont motivé le départ de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le retrait des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel de la CEDEAO et la fin de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger. Il a noté que ces décisions ont été prises en droite ligne des trois principes édictés par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, et qui sont désormais inscrits dans la nouvelle constitution du pays. Ces trois principes qui sont le respect de la souveraineté de l’Etat, le respect des choix souverains du peuple, la défense des intérêts du peuple guident, selon lui, l’action publique au Mali.

Choguel Maiga a conclu en soulignant que ‘’notre souhait est qu’à la fin de cette transition, chaque Malien puisse se dire que les dirigeants de la transition ont réellement fait de leur mieux’’.

Notons que le premier ministre a pris rendez-vous pour la troisième rencontre avec la classe politique le lundi 25 mars prochain pour un échange ‘’franc et convivial’’. 

Adama Tembely/©️ Malikonews.com

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